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vendredi 21 décembre 2012

Rigueur sans précédent en Espagne


Infographie : F. Descheemaekere

[Fenêtre sur l'Europe]

Les députés espagnols ont approuvé jeudi le budget 2013 du pays, marqué par une austérité sans précédent et un tour de vis de 39 milliards d'euros, qui devait être accueilli dans la soirée à Madrid par un "cortège funèbre" de la mouvance des indignés, pour dénoncer "le budget de la faim et de la misère".

Dans un climat social très lourd, plombé par un chômage à plus de 25%, une pauvreté galopante, des manifestations quotidiennes, ce budget vise à redresser les comptes publics du pays, quatrième économie de la zone euro, plongé dans la crise depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008. Une politique de la rigueur à outrance de plus en plus contestée par les économistes,
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Europe : retour sur rigueur, en attendant la croissance


[Metro]

En Europe, les effets positifs des mesures de rigueur prises ces derniers mois commencent à se faire sentir mais la situation de la zone reste fragile. Sans retour de la croissance, les situations particulièrement préoccupantes de la Grèce ou de l'Espagne pourraient devenir explosives après plus de deux ans d'efforts intenses.

Le candidat Hollande en avait fait l'un des axes de sa campagne présidentielle : réviser le Pacte dit "Merkozy" redéfinissant des règles budgétaires strictes pour les Etats de l'UE, afin d'y injecter des mesures en faveur de la croissance. C'est finalement un pacte spécifique sur le sujet qui sera approuvé fin juin, avec l'idée partagée au sein de l'Union que la seule rigueur risquerait de plonger ses membres dans une situation inextricable. A l'aube de 2013 et cinq ans après le début de la crise financière, les efforts commencent à porter leurs fruits mais la croissance, elle, peine à faire son retour, enfonçant un peu plus des pays en très grande difficulté. C'est le cas de l'Espagne, qui devait adopter jeudi un budget 2013 sans précédent de 39 milliards d'euros d'économies
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mardi 18 décembre 2012

Le FMI débloque 890 millions pour sauver l'Irlande


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Nouvel Observateur] 

Le FMI a annoncé lundi 17 décembre avoir approuvé le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 890 millions d'euros à l'Irlande dans le cadre du plan de sauvetage de 23,5 milliards accordé au pays fin 2010 pour lui éviter la faillite.

Après avoir passé en revue la situation économique en Irlande, le conseil d'administation du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, a autorisé le déblocage de cette tranche d'aide, la neuvième depuis le lancement du programme, portant à 19,1 milliards d'euros le montant des prêts accordés par le Fonds au pays.
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La fraude fiscale coûte 5 % du PBI de la Grèce


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

La Grèce pourrait générer des recettes budgétaires à hauteur de 5 % du produit intérieur brut annuel si le pays réforme la perception d’impôts et lutte contre la fraude fiscale, a expliqué Algirdas Šemeta, le commissaire en charge de la fiscalité de l’UE, à un journal grec.

Athènes envisage des réformes l'année prochaine afin de combattre la fraude fiscale endémique alors que le pays lutte contre pour consolider ses finances publiques et atteindre un excédent budgétaire primaire, deux éléments essentiels afin de continuer à bénéficier d’un renflouement des prêteurs internationaux. La zone euro a accepté jeudi (13 décembre) de fournir à la Grèce près de 50 milliards d'euros d'aide reportée depuis longtemps. Cette décision permet d'éviter un défaut de paiement catastrophique et de garantir la survie du pays au sein de la zone euro après des mois de doutes et d'agitation politique.
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mardi 11 décembre 2012

Les Italiens luttent pour survivre…


Infographie : F. Descheemaekere

[Agoravox]

Une crise comme les Italiens n’en ont jamais connue. Une crise qui bouscule toutes les certitudes et qui fait craindre un avenir bien sombre.

Le 46ème rapport du CENSIS ne nous pousse en effet pas vraiment à l’optimisme. Son analyse est sans appel : la sécurité de l’emploi est précaire, les traitements et les salaires sont modestes et ne permettent pas d’avoir un niveau de vie décent, des milliers de foyers se trouvent contraints de rogner sur les économies de toute une vie pour survivre. Si on ajoute à ce tableau les dernières mesures prises par le gouvernement, en particulier l’introduction d’une taxe odieuse comme l’IMU (l’impôt municipal unique vise à taxer les biens immobiliers des Italiens - 80 % sont propriétaires, parfois au prix de lourds sacrifices – mais ne vise ni les biens de l’Église, ni les biens des fondations bancaires), on comprend aisément l’attitude de défiance qu’ont les Italiens envers leur classe politique.
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vendredi 7 décembre 2012

Le retour de la récession en zone euro est confirmé


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde.fr avec AFP]

Après le déclenchement de la crise financière de 2008, la zone euro était en effet entrée en récession, avant de renouer avec la croissance au troisième trimestre 2009.

Après un repli de 0,2 % au trimestre précédent, la zone euro a enregistré une contraction de son activité de 0,1 % au troisième trimestre, a annoncé jeudi 6 décembre l'office européen de statistiques Eurostat, en publiant une deuxième estimation. Cela confirme l'entrée en récession – caractérisée par la contraction du PIB pendant deux trimestres consécutifs – des 17 pays de l'Union monétaire au troisième trimestre, et ce pour la deuxième fois en trois ans. Après le déclenchement de la crise financière de 2008, la zone euro était en effet entrée en récession, avant de renouer avec la croissance au troisième trimestre 2009. Le chiffre du troisième trimestre masque toutefois d'importantes disparités entre pays de la zone euro. L'Allemagne (+ 0,2 %), la France (+ 0,2 %) et la Belgique (PIB stable) résistent, tandis que
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mercredi 5 décembre 2012

Grèce : deux ans pour réduire le déficit


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Figaro.fr]

Les ministres européens des Finances ont avalisé mardi l'octroi de deux ans supplémentaires à la Grèce pour mener à bien son ajustement budgétaire, confirmant la décision prise au niveau de la zone euro et des autres créanciers publics du pays.

"Les ministres ont approuvé les mesures donnant à la Grèce deux ans de plus pour corriger son déficit excessif, à la suite d'un accord entre le gouvernement grec et la troïka des créanciers", ont-ils indiqué dans un communiqué. Athènes aura donc jusqu'en 2016, et non plus 2014, pour ramener son déficit budgétaire sous la barre des 3% de PIB, soit dans les clous européens. Les ministres ont fondé leur décision sur les efforts entrepris par la Grèce en terme de réformes et d'ajustement budgétaire.
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Espagne : nouvelle poussée du chômage, les femmes en première ligne


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde.fr avec AFP] 

Le chômage a poursuivi sa progression en Espagne au mois de novembre, avec 4,91 millions de demandeurs d'emploi, a annoncé mardi 4 décembre le ministère de l'emploi, alors que le pays est pris en tenailles entre l'objectif de réduction de son déficit et la récession de son économie. 

La quatrième économie de la zone euro a enregistré en novembre 74 296 chômeurs de plus qu'en octobre (+ 1,54 %), tandis que sur un an il y a eu 487 355 demandeurs d'emploi supplémentaires (+ 11,02 %), pour arriver à 4 907 817 chômeurs. Selon l'Institut national de la statistique (INE), qui utilise une méthode de calcul différente de celle du ministère, le taux de chômage a franchi au troisième trimestre la barre historique des 25 %, avec 25,02 %, le niveau le plus élevé, après la Grèce, dans l'ensemble du monde industrialisé.
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« La Commission européenne néglige l’influence des politiques budgétaires »


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

Pour l’économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques, la généralisation de l’austérité accroît le phénomène de contagion de la récession en Europe.

Dans un récent rapport, l’OFCE estime que les efforts budgétaires demandés aux pays européens sont trop élevés et leurs conséquences sous-estimées. Que voulez-vous dire ? Nous estimons que dans ses calculs, la Commission européenne sous-estime les effets multiplicateurs des coupes budgétaires. Ce terme désigne l’impact de la réduction des déficits structurels sur la croissance. Tout l’enjeu est là. Comment les coupes dans les dépenses vont-elles affecter l’activité économique du pays et éventuellement aggraver la situation ?
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Les défis lancés aux 27 pays de l'Union européenne et les réponses possibles


Infographie : F. Descheemaekere

[Capital]

On ne rase plus gratis en Europe. Partout, on rabote, on dégraisse, on équarrit. Dans les rangs des fonctionnaires, les allocations chômage, les pensions de retraite... Ce traitement de choc suffira-t-il ? Les réponses dans ce dossier qui fait le point sur les principaux casse-têtes que les 27 pays de l'Union européenne vont devoir résoudre pour préparer l'avenir.

SOMMAIRE DU DOSSIER
Finances publiques : malgré les résistances de l’Allemagne, le rachat des dettes est en marche - Compétitivité européenne : l’écart de performance se creuse entre les pays du Nord et le reste du Vieux Continent - Echanges : une hausse moins marquée qu’en 2011 - Finance : les marchés naviguent toujours autant à vue - Population : rançon du progrès, l’Europe vieillit et seule limmigration peut la sauver dun lent déclin - Revenu : les inégalités sont moins fortes en Europe - Santé : le casse-tête de la maîtrise des dépenses en Europe - Modes de vie : les peuples de l’Union européenne sont encore loin de jouir du même niveau de bien-être - Entreprises : les grosses firmes européennes font de la résistance, les petites trinquent -   Education : le niveau monte, mais un ado sur cinq en Europe a encore des difficultés à lire -
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mardi 4 décembre 2012

Un Européen sur quatre est menacé de pauvreté ou d'exclusion

Infographie : F. Descheemaekere

[Challenges.fr]

Près de 120 millions de personnes sont touchées par l'une des trois formes d'exclusion : risque de pauvreté, privation matérielle grave, faible intensité de travail.

Près du quart de la population de l'Union européenne, soit près de 120 millions de personnes, était menacé de pauvreté ou d'exclusion sociale en 2011, a indiqué lundi 3 décembre l'agence de statistiques Eurostat. 119,6 millions de personnes, soit 24,2% de la population des 27 pays de l'UE, étaient confrontées à ce risque l'an dernier, contre 23,4% en 2010, témoignant de l'impact de la crise économique. Les plus fortes proportions de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale se situent en Bulgarie (49%), en Roumanie et en Lettonie (40%) ainsi qu'en Grèce (31% contre 27,7% en 2010). Les plus faibles se retrouvent en République tchèque (15%), en Suède et aux Pays-Bas (16%) ainsi qu'en Autriche et au Luxembourg (17%).
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vendredi 30 novembre 2012

En Espagne, la crise met le sexisme à nu


Infographie : F. Descheemaekere

[Myeurop]

En Espagne, la croissance n'est plus là pour camoufler les ségrégations du marché du travail, notamment le sexisme. Une discrimination à l'emploi qui condamne de nombreuses femmes à la précarité et aux bas salaires.

Les années glorieuses de la "décennie dorée" (1995-2005) sont loin. En Espagne, la récession s'est s'installée. Le taux de chômage des jeunes dépasse les 50%. Les immigrés ne sont pas épargnés (plus de 35%). Plus nuancée, multiforme, la situation des femmes dans l'emploi est tout aussi alarmante. Car ici, plus qu'ailleurs en Europe, leur arrivée sur le marché du travail a été tardive, longtemps freinée par le conservatisme de la dictature franquiste. La part des femmes actives dépasse les 30% qu'en 1985.
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jeudi 29 novembre 2012

L'UE approuve la restructuration des banques espagnoles


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Nouvel Observateur]

La Commission européenne a donné mercredi son feu vert à la restructuration par l'Espagne de ses quatre banques en difficulté qui ont été nationalisées, ouvrant la voie au déblocage par la zone euro d'une aide de près de 40 milliards d'euros au secteur bancaire espagnol.

Cette annonce pose les bases de l'un des plans de restructuration les plus ambitieux du secteur bancaire européen imposé par la Commission européenne depuis le début de la crise financière qui a débuté mi-2007 avec, en Europe. Le feu vert ouvre la voie au déblocage de fonds du Mécanisme européen de stabilité (MES). En juin, Madrid a obtenu pour son secteur bancaire la promesse d'une enveloppe d'aide pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros provenant du MES. "Notre objectif est de restaurer la viabilité des banques qui reçoivent de l'aide afin qu'elles puissent fonctionner sans soutien public à l'avenir", a déclaré le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.
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mercredi 28 novembre 2012

La crise de l'euro pèse toujours sur la croissance mondiale


Infographie : F. Descheemaekere

[La Tribune]

L'OCDE a révisé en baisse mardi ses prévisions pour la croissance mondiale en 2013, soulignant que la crise de la zone euro continuait de peser sur les perspectives économiques globales en l'absence d'accord politique sur une solution durable à celle-ci.

L'institution basée à Paris n'anticipe plus dans ses prévisions d'automne qu'une croissance de l'économie mondiale de 2,9% pour cette année et de 3,4% l'an prochain. Au printemps dernier, elle tablait encore sur une hausse de 3,4% en 2012 et de 4,2% en 2013. Elle prévoit en outre maintenant une deuxième année de contraction pour la zone euro (-0,1% en 2013 après -0,4% en 2012) et s'inquiète des risques de récession aux Etats-Unis s'il n'y a pas d'accord pour éviter le "mur budgétaire" qui déclencherait des hausses d'impôts et des baisses de dépenses publiques dans des proportions importantes. Elle retient néanmoins une prévision de croissance de 2,0% pour la principale économie mondiale en 2013 sur la base d'un scénario de compromis qui serait conclu entre la Maison blanche et le Congrès.
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Le plan d'aide à la Grèce accueilli sans enthousiasme à Athènes


Infographie : F. Descheemaekere

[Myeurop]

Les ministres des finances de la zone euro et le FMI ont adopté un nouveau plan d'aide à la Grèce. Il prévoit le versement dés septembre de près de plus de 34 milliards à Athènes. Un nouveau sauvetage accueilli sans le moindre enthousiasme par les Grecs qui ne croient plus en l'avenir de leur pays.

Sauvée la Grèce? L'accord des pays de la zone euro approuvant le versement dès le mois de décembre de 34,4 milliards d’euros à la Grèce, dont 23,8 milliards pour recapitaliser ses banques, a été accueilli avec circonspection par des Grecs qui n'y croient plus, la dette ne cessant d'augmenter au fil des plans de rigueur. Elle devrait atteindre, selon les projections du FMI, 188 % du PIB en 2013. Certes, grâce aux milliards de la zone euro, plus ceux du FMI, si la Grèce "respecte ses engagements", sa dette devrait par la suite redescendre à 124 % du PIB en 2020 ... au lieu des 120 % prévus jusqu’ici.  
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Zone euro : comment perdre du temps en ayant l'impression d'en gagner



[La Tribune]

Avec ce nouvel accord sur la Grèce, les Européens sont assurés que le dossier reviendra un jour ou l'autre à l'ordre du jour. Mais leur priorité n'est pas là.

Voilà donc le cinquième (au moins) plan sur la Grèce bouclé. Les éditorialistes de l’Europe entière peuvent enfin se réjouir et annoncer, comme d’habitude, la fin des malheurs de la zone euro, la renaissance de la confiance et, last but not least, le «sauvetage de la Grèce». Il faut reconnaître qu’à force d’être sauvée, la Grèce devrait aujourd’hui être bien portante. On sait qu’il n’en est rien et qu’il n’en sera rien. Même après ce nouvel accord. Pour bien se rendre compte de l’état réel de l’Europe, il suffira de constater que ce nouvel accord -d’une grande complexité technique– a nécessité 13 heures de négociations pour un résultat qui ne pourra être qu’un échec. Car les faiblesses de la stratégie européenne demeurent les mêmes.
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mardi 27 novembre 2012

Enfin un accord de la zone euro sur la Grèce


Infographie : F. Descheemaekere
[Fenêtre sur l'Europe]
 
L'Union monétaire et le FMI sont parvenus dans la nuit de lundi à mardi à un accord sur les moyens de réduire nettement la dette grecque et sur le versement tant attendu d'une aide financière vitale pour un pays au bord de l'asphyxie.

Les Bourses asiatiques, le marché pétrolier et l'euro affichaient pour la plupart une hausse modeste mardi matin en Asie, soulagés par la conclusion de l'accord de Bruxelles. Après plus de 13 heures de réunion, les ministres des Finances des 17 se sont finalement entendus avec le Fonds monétaire international pour que la dette grecque soit ramenée à 124% du PIB d'ici 2020, contre un objectif initial de 120% défendu par le FMI. Cela représente un allégement d'environ 40 milliards d'euros d'ici 2020, selon une source européenne.
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lundi 26 novembre 2012

La France tient le haut du panier percé



[Coulisses de Bruxelles]

Finances publiques plombées, dette à la dérive, dépenses et prélèvements publics records, industrie à la ramasse, compétitivité en chute libre, chômage exponentiel, croissance en berne : en un mot, la France va mal, rares sont ceux qui le contestent. Pourtant, elle refuse encore d’admettre qu’elle n’a tout simplement plus les moyens de financer un système social aussi généreux. C’est que Sophie Pedder appelle le « déni français » dans le livre qu’elle consacre à notre beau pays devenu le refuge des « derniers enfants gâtés de l’Europe ». Pas pour longtemps. 

Pour la correspondante à Paris de l’hebdomadaire britannique The Economist, « la France s’offre un système suédois avec des finances publiques (…) proches de celles de l’Espagne », ce qui est intenable. Les marchés viennent de le rappeler en chassant la France du "paradis"  du triple A . Le regard extérieur que pose la journaliste britannique sur la France est passionnant, car il montre, chiffres et exemples à l’appui, l’extravagante prodigalité de l’État, mais aussi, la profonde injustice d’un système qui conduit à accorder le même traitement aux riches et aux pauvres, au nom de la passion française pour l’égalité, et à surprotéger ceux qui sont dans le système
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L’Europe de la génération perdue


Infographie : F. Descheemaekere
[Presseurop / Dziennik Gazeta Prawna Varsovie]

Dans les pays les plus touchés par la crise, il faudra plusieurs dizaines d’années pour retrouver le niveau de vie précédent. Et les écarts avec ceux qui s’en tirent le mieux ne font que se creuser, mettant en péril l’unité et la stabilité de l’Union.

Déjà en 2009 Angela Merkel mettait en garde : ne nous attendons pas à des miracles, car nulle décision politique, aussi courageuse soit-elle, ne pourra conjurer l'effondrement de l'économie européenne. Elle était alors très isolée dans sa façon d'envisager l'avenir. Aujourd’hui on s’aperçoit qu'elle voyait juste, commente Nicolas Veron, expert de l'Institut Bruegel à Bruxelles. Cinq ans après le début de la crise, la situation économique de l'Union demeure lamentable : pas moins de 17 des 27 états membres sont en récession.
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jeudi 22 novembre 2012

La France est-elle vraiment l’homme malade de l’Europe ?

Infographie : F. Descheemaekere
[Telos]

Charles Wyplosz Professeur d'économie, Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (Genève)

L’hebdomadaire The Economist l’a dit, la presse et les milieux économiques allemands en débatent quotidiennement, le FMI s’en inquiète ouvertement. Après l’Espagne ce sera l’Italie, et après l’Italie c’est la France qui entrera en crise de la dette publique. Ce pourrait être alors la fin de l’euro, parce que la France, c’est trop gros, et parce que la France pourrait entraîner l’Allemagne si d’aventure elle essayait de sauver la France. Que penser de cette montée d’angoisse ?

Le gouvernement a rapidement réagi : c’est encore une médisance anglo-saxonne qui ignore les efforts accomplis par le Président Hollande. Est-ce de la politique, de la vexation ou du déni ? Pourtant, on l’a dit et répété, l’économie de la France est dans une situation précaire. Si elle ne trouve pas vite un moyen de rassurer ses partenaires et ses ennemis (la finance), elle risque d’être prise dans la tourmente qui est devenue, hélas, familière.
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