Affichage des articles dont le libellé est Roumanie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roumanie. Afficher tous les articles

mercredi 20 juin 2012

Les économies des Balkans : la plupart du temps misérables


Infographie : François Descheemaekere
Balkan economies : Mostly Miserable

[The Economist]

IN the past decade or so Balkan pollsters have asked people in the region every single question imaginable. When they drew their conclusions they seem almost surprised by what they found, despite the fact that people consistently tell them exactly the same things. That is, that in general, and with the exception of Kosovars and Albanians who are generally younger and hence more optimistic, most people in the Balkans feel pretty miserable. They are concerned about jobs, health care, the education of their children and pensions. These material worries preoccupy them much more than ethnic grudges or the desire to reconquer territory they believe their nation has lost to a neighbour.  Most people have good reason to feel depressed about the economy.
Bookmark and Share

vendredi 10 février 2012

Un espion pour diriger la Roumanie

Infographie : François Descheemaekere
[Myeurop]

Le nouveau premier ministre roumain, Mihai Razvan Ungureanu, a obtenu ce matin la confiance du Parlement. Celui qui était jusque-là responsable des services de renseignements extérieurs du pays, maintiendra une politique d'austérité avec pour objectif l'adoption de l'euro en 2015.

Analyse de la situation politique dans ce pays par une contributrice roumaine de Myeurop.

C'est devenu l'un des slogans les plus répandus lors des manifestations en Roumanie. "Sors, sale bâtard", est un condensé du ras-le-bol qu'une part grandissante de citoyens ont accumulé sous le "règne" du Président Traian Basescu et de ses gouvernements que la presse d'opposition qualifie de "marionnettes". Le Premier ministre sortant, Emil Boc, avait un "destin de préservatif" ("on s'en sert et on le jette") selon Victor Ciutacu, journaliste au Jurnalul National. Un rôle de fusible que le Président a choisi de faire sauter pour tenter de sauver sa tête, alors que les manifestants réclament également son départ. Le Président est, en effet, perçu par la population comme le seul "mâle dominant" du "troupeau gouvernemental".
Bookmark and Share

mardi 7 février 2012

Roumanie : l'austérité fait tomber le gouvernement

[Myeurop]

Mis sous pression par plusieurs semaines de manifestations contre l’austérité, le Premier ministre Emil Boc a démissionné lundi 6 février. L’opposition exige des élections anticipées. L’austérité lui aura coûté sa place.
Bookmark and Share

mardi 24 janvier 2012

Roumanie : symptômes d’une crise profonde

[Telos]

Adina Crisan-Revol, Assistante de recherche au Centre d'études européennes de Sciences Po


Depuis maintenant dix jours, des Roumains sortent chaque soir dans la rue pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du régime, de la classe politique, de la corruption et de l’austérité. Ce sont les manifestations les plus importantes depuis la Révolution de décembre 1989 qui a mené à la chute du communisme.
Bookmark and Share

vendredi 30 septembre 2011

Coup de gueule


Patrie des droits de l'homme ?

Dans la France des années 1940, on les appelait bohémiens, parfois Manouches, plus rarement Tsiganes, pas encore Roms. Les historiens estiment aujourd'hui que sur les deux millions de Tsiganes qui vivaient en Europe avant la guerre, entre 250 000 et 500 000 ont été assassinés dans les camps de la mort nazis. Le film « Liberté » de Tony Gatlif (2010), raconte l'histoire d'une de ces familles, arrivée un jour dans un petit village de France, exposée à la méfiance d'une population qui ne comprend pas son mode de vie, si opposé au sien, mais aussi aidée par quelques Justes, l'institutrice et le maire. Pour les Tsiganes, alors, c'était la sédentarisation ou la mort...

J’ai choisi aujourd'hui 3 articles qui traitent de la difficile question des Roms, révélatrice, à mon avis, d'un phénomène particulièrement inquiétant qui s'amplifie et se propage un peu partout en Europe grâce à la passivité, voire la complaisance d'une partie des opinions publiques qui se sentent légitimées par les discours et les décisions politiques de certains de leurs dirigeants.

Le premier n’est pas un article d’actualité. Il a été écrit il y a plus d’un an par une doctorante de l’université de Poitiers et publié dans Le Monde Diplomatique du 29 juillet 2010. Si je l'ai choisi, c'est parce qu''il donne une vision globale de la question et permet de mieux comprendre les faits relatés dans les deux articles suivants : la France "épinglée" par l'ONG Human Rights Watch pour sa politique vis à vis des Roms, et les faits terribles qui se sont déroulés en Bulgarie au début de cette semaineoù des militants d'extrême-droite et des hooligans se sont livrés à de véritables pogroms contre les Roms, s'inscrivant dans la résurgence de la terrible logique de stigmatisation, de discrimination et de violences dont sont victimes les Roms, Gitans, Tsiganes dans toute l'Europe depuis quelques années. 
C'est cette même logique raciste qui conduit à la constitution de ghettos de Roms en Roumanie ou en Slovaquie, aux meurtres racistes en Hongrie, ou encore aux brutales expulsions dont sont victimes ces populations dans de nombreux pays européens dont la France.



                                                                        François Descheemaekere 

Bookmark and Share

Roms et gens du voyage : l’histoire d’une persécution transnationale

Céline Bergeon, Doctorante à l’université de Poitiers, laboratoire Migrinter. 

 « Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? » (1) Tels étaient les mots de M. Nicolas Sarkozy en 2002, alors qu’il était ministre de l’intérieur et fermement décidé à traiter le « problème rom ». Suite à ces déclarations, de nombreux camps roms sont démantelés, sous prétexte de l’illégalité de leur présence sur le territoire français. Mais, rapidement rattrapé par « une procédure à laquelle personne ne comprend rien » (2), M. Sarkozy fait alors de la « question rom » une affaire personnelle (3), multipliant les démantèlements de bidonvilles (4) et les accords bilatéraux de contrôle, notamment avec la Roumanie. Le motif de l’illégalité de présence s’efface au profit de celui de la criminalité et pose les Roms comme une population extrêmement problématique, nourrissant le débat sécuritaire qui se développe en France depuis les années 2000.
Bookmark and Share

Human Rights Watch fustige la France sur la question des Roms

La France continue de viser et d'expulser des citoyens roms de l'UE, même si la Commission européenne avait déclaré en août dernier que le pays s'était conformé au droit européen, s'insurge l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch.

Judith Sunderland, senior Western Europe researcher at Human Rights Watch said: "One year and a new immigration law later, Roma in France are still vulnerable to serial evictions, unfair expulsions, and discrimination." Last August, the European Commission claimed that it had "helped resolve 90% of open free movement cases," raised following France's controversial displacement of Roma camps, some of which included Romanian nationals protected by EU free movement laws. The Commission had cleared France, saying that the French government adopted the legislative amendments required by the Commission to ensure compliance with the Free Movement Directive on 16 June,
Bookmark and Share

Nouvelles manifestations contre les Roms en Bulgarie

De nouvelles manifestations contre la minorité Rom ont eu lieu pour la troisième soirée consécutive dans plusieurs grandes villes de Bulgarie, mais ces rassemblements se sont globalement déroulés dans le calme, contrairement aux précédents. Quatre cent personnes ont été arrêtées depuis ce week-end, à la suite de violences sans précédents depuis la crise économique en 1997. Les troubles ont éclaté après la mort d'un jeune homme de 19 ans, renversé vendredi dans le village de Katunitsa, à 160 km à l'est de Sofia, par un minibus dont le conducteur a été présenté comme un proche du "tsar gitan" Kiril Rachkov. Les villageois accusent Kiril Rachkov, surnommé "Tsar Kiro", de harcèlement et reprochent aux autorités de ne rien faire à son encontre en raison des protections dont il bénéficierait en hauts lieux. Selon la police, il a été arrêté mercredi et inculpé de menace de mort. Mercredi soir, une centaine de personnes ont défilé au rythme de slogans nationalistes devant le parlement, à Sofia.
Bookmark and Share