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mardi 11 décembre 2012

Italie : Monti désarçonné par le Cavaliere



Cartoon : F. Descheemaekere
[Presseurop / La Stampa Turin]

La démission du Premier ministre annoncée le 7 décembre inquiète en Italie et à l’étranger. Mais face à la tentative de Silvio Berlusconi d’exploiter le malaise des Italiens, que pouvait faire d’autre le gouvernement technocratique qui a imposé tant d’efforts pour redresser le pays ?

Mario Monti a pris une journée pour réfléchir. Puis il a accompli le seul geste cohérent avec sa personne, sa vie et sa façon de gouverner : assurer le budget 2013 et donner ensuite sa démission. Non seulement il ne pouvait pas accepter de se faire mettre en accusation par celui qui lui avait remis entre les mains un pays en pleine débandade ; non seulement il n’avait pas l’intention de mendier pendant des semaines la confiance sur chaque mesure mais aussi, il ne souhaitait pas parcourir un mètre de plus flanqué de celui qui a décidé que la monnaie unique est la source de tous les malheurs. “Je ne vais pas à Bruxelles pour couvrir ceux qui font des déclarations anti-européennes. Je ne veux rien avoir à faire avec eux”, a dit très clairement Monti au président de la République le 8 décembre, alors qu’il lui annonçait son intention de démissionner.
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mardi 20 novembre 2012

Le capitalisme chinois et l'éthique du pouvoir


Infographie : F. Descheemaekere

[Slate.fr]

Les révélations sur les fortunes privées des dirigeants chinois jettent une ombre sur la capacité des élites à engager la transformation de leur modèle économique.

Depuis les réformes de Deng Xiaoping en 1979, cela fait maintenant trente-trois ans, la Chine a crû de façon ininterrompue à un rythme effréné de 9,9% l'an. Régulièrement, les Cassandre annoncent que cela ne peut plus durer. Le Parti communiste ne pourra plus longtemps «tenir le tigre par la queue». L'inflation va exploser, le conflit du centre avec les régions va dégénérer, les étudiants blogueurs vont réoccuper la place Tiananmen... Ces prophéties ne se sont jamais réalisées. Le régime a tenu un tiers de siècle avec une impressionnante intelligence.
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vendredi 9 novembre 2012

Les nouveaux maîtres de la Chine communiste


Cartoon : F. Descheemaekere

[Ouest-France]

Hu Jintao va céder sa place de numéro 1 à Xi Jinping, au terme du 18e Congrès du Parti communiste chinois qui s'est ouvert hier. Dans son dernier discours, le secrétaire général sortant a dénoncé la corruption.

Alors que les États-Unis viennent de réélire Barack Obama, les Chinois vont changer de dirigeants. Le secrétaire-général et président sortant, Hu Jintao, 69 ans, doit céder son poste à Xi Jinping, 59 ans. Un homme issu de l'aristocratie révolutionnaire, ayant vécu dans le tumulte de la « révolution culturelle » maoïste. Lors du congrès, Xi Jinping, actuel vice-président, devrait succéder au chef de l'État, Hu Jintao, en qualité de secrétaire général du parti avant d'accéder à la présidence lors d'une séance plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire. Autre changement, l'actuel vice-Premier ministre, Li Keqiang, aura la lourde tâche de prendre la suite, en mars 2013, du populaire Premier ministre Wen Jiabao.Le parti communiste chinois se réunit tous les cinq ans pour renouveler les instances dirigeantes. Le XVIIIe s'est ouvert, hier, à Pékin, pour durer une semaine. Il rassemble 2 270 délégués dans l'enceinte du Palais de l'assemblée du peuple. C’est une « annus horribilis » qui s'achève pour ce parti unique.
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mardi 9 octobre 2012

Chine : l'élection présidentielle la plus secrète du monde


Infographie : F. Descheemaekere

[Marianne] 

En novembre, la Chine aura un nouvel homme à sa tête. Mais comment l'un des dirigeants les plus puissants du monde est-il désigné ? Il y a plus de mystères que de certitudes. Voyage au coeur du pouvoir communiste de Pékin.

François Godement est l'un des meilleurs spécialistes français de la Chine. Il dirige, à Paris, l'institut indépendant Asia Centre et publie le 11 octobre Que veut la Chine ? De Mao au capitalisme (Odile Jacob).

Marianne : Le mois prochain, la Chine aura un nouveau président en la personne de Xi Jinping, succédant à Hu Jintao. Comment se passe la désignation d'un des hommes les plus puissants de la planète ?

François Godement : En Chine, le sommet s'autodésigne ! Et sur la manière dont les choses se passent, c'est une boîte noire... Aucun système ne ressemble plus à la curie romaine que la direction du Parti communiste chinois (PCC). D'un point de vue strictement formel, le PCC va réunir son congrès, le 18e depuis sa création en 1921, à partir du 8 novembre. Sa date est longtemps restée incertaine, et on peut penser que les tractations internes ont provoqué cette incertitude. Il a fallu aussi arbitrer au sommet le sort d'un dirigeant «purgé», Bo Xilai. Les 2 250 délégués au congrès vont donc désigner le comité central, le bureau politique et le secrétaire général du PCC. En principe, ce sera Xi Jinping. Je dis en principe, car sa disparition médiatique inexpliquée, pendant deux semaines en septembre, doit nous inciter à une certaine prudence. Une fois le secrétaire général choisi, il deviendra président de la République, formellement élu par l'Assemblée nationale populaire lors de son unique session annuelle, qui se tiendra en mars 2013.
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jeudi 21 juin 2012

La Grèce a un nouveau gouvernement, mais n'est pas sortie d'affaires


Infographie : François Descheemaekere
[Euractiv]

Le chef du parti conservateur Nouvelle Démocratie Antonis Samaras prend la tête d'un gouvernement de coalition. La renégociation d'une partie des conditions de l'aide européenne est la prochaine échéance-clé. 

Une longue période d'incertitude s'achève. Après avoir remporté de justesse les élections législatives, dimanche 17 juin, le chef du parti conservateur "Nouvelle Démocratie" Antonis Samaras a été nommé premier ministre mercredi 20 juin. Le parti socialiste (Pasok) et la gauche démocratique ont accepté de faire partie d'une coalition et disposeront d'une majorité de 179 députés sur les 300 que compte le Parlement grec.
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lundi 18 juin 2012

Angela Merkel : une main de velours dans un gant de fer ?


[Myeurop]

Angela Merkel  ne veut pas céder. Elle réaffirme son opposition à toute mutualisation de la dette des pays européens. Mais faut-il se fier à ce refus? La Chancelière allemande est, avant tout, pragmatique. Sur la crise bancaire, le nucléaire, l'aide à la Grèce, le salaire minimum, elle avait également dit "nein" avant de céder par opportunisme politique.

Ne vous fiez pas aux apparences… Aujourd’hui encore, Angela Merkel ne semble, rien vouloir lâcher sur le dossier au combien sensible des eurobonds. Ce matin, elle a de nouveau condamné le "faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire". C'est n'importe quoi…". Elle a réitéré son opposition à la mutualisation de la dette européenne, défendu la veille par François Hollande et le président du Conseil italien Mario Monti. Elle a martelé que l'Allemagne "ne se laissera pas convaincre par des solutions rapides comme les euro-obligations" ou l'introduction d'un fonds commun de garanties bancaires en Europe. Décidément bien énervée, la Chancelière allemande a également dénoncé la "médiocrité" de l’Europe. Doctor Merkel ou Miss Angela?
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jeudi 31 mai 2012

Hollande, ce « perdant »



Les Chinois sont très étonnés par le style de vie simple du nouveau président français, loin du faste dans lequel vivent les dirigeants chinois, rapporte le Nandu Daily. De notre partenaire Chine Plus.

La personnalité de François Hollande fait décidément couler beaucoup d'encre en Chine. « Un "diaosi" peut aussi devenir président ! », titre ainsi le Nandu Daily dans un article consacré au style du nouveau président français. Diaosi (屌丝) est un mot d'argot utilisé pour qualifier de façon amicale et comique quelqu'un de pauvre, souvent chômeur et parfois petit et laid, explique le quotidien. On pourrait traduire cette expression par « perdant ».
François Hollande est 100% "diaosi" !
Aujourd'hui, beaucoup de jeunes chinois se définissent eux-mêmes avec humour comme des diaosi, précise le journaliste Liu Zeyu, qui assure que « le fait qu'un diaosi ait battu le président des riches (Nicolas Sarkozy, ndlr) {leur} donne beaucoup d'espoir ».
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jeudi 24 mai 2012

Populisme du nord et islamisme du sud se nourrissent l'un l'autre



[Slate.fr]

De la Finlande à la France, de l’Autriche aux Pays-Bas, la droite extrême prospère sur la dénonciation de l’islam, comme religion et surtout comme culture étrangère aux traditions européennes. En Tunisie, en Egypte, au Maroc, les partis islamistes progressent.

Dans les années 1980, François Mitterrand disait: les fusées sont à l’Est et les pacifistes à l’Ouest. Avec la montée des partis populistes en Europe et le résultat des élections dans les pays arabes, il est tentant de le paraphraser: les islamophobes sont au nord, et les islamistes au sud. Sous-entendu de la Méditerranée. De la Finlande à la France, de l’Autriche aux Pays-Bas, la droite extrême prospère sur la dénonciation de l’islam, comme religion et surtout comme culture étrangère aux traditions européennes. En Tunisie, en Egypte, au Maroc, les partis islamistes progressent. La chute des dictateurs dans les deux premiers pays et les réformes institutionnelles dans le royaume chérifien ont permis aux tenants d’un islam radical, plus tentés par l’imposition de la charia que préoccupés par le respect des droits humains universels, d’obtenir des succès populaires.
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lundi 14 mai 2012

Angela Merkel punie pour sa politique d’austérité aux élections régionales


Infographie : François Descheemaekere
[Euractiv]

Les conservateurs du parti de la chancelière Angela Merkel ont essuyé une défaite cuisante dimanche (13 mai) lors des élections dans le Land le plus peuplé du pays. Ces résultats pourraient encourager l’opposition de gauche à s’attaquer à la politique d’austérité promue par Mme Merkel dans l'Union européenne.

The election in North Rhine-Westphalia (NRW), a western German state with a bigger population than the Netherlands and an economy the size of Turkey, was held 18 months before a national vote in which Merkel will be fighting for a third term.
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Hollande et l’Allemagne


Infographie : François Descheemaekere
[Telos]

Zaki Laïdi, Directeur de recherche à Sciences Po (Centre d'études européennes) et fondateur de Telos

L'acceptabilité sociale de l'austérité consécutive à la terrible crise financière qui frappe l'Europe ne cesse de s’éroder. D'abord parce que les gouvernements les plus réformistes se rendent bien compte que les perspectives de réduction des déficits publics à -3 % du PNB seront intenables, en France notamment. Et que sauf à engager d'ores et déjà des mesures punitives, Bruxelles sera obligé de concéder une marge de manœuvre supplémentaire à ces pays. À cela s'ajoute le fait que chaque fois qu’on la consulte, l'opinion publique européenne réagit négativement. On le voit clairement en Grèce où la situation est gravissime et où comme on pouvait s'y attendre les élections n'ont guère permis de dégager une majorité claire capable de s'approprier le plan de rigueur. La perspective de nouvelles élections en Grèce est donc grande. Faudra-t-il alors attendre un coup d'Etat militaire pour prendre conscience du caractère intenable de la situation ?
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vendredi 11 mai 2012

Mais qui est vraiment l'intraitable Angela Merkel ?


Infographie : François Descheemaekere
[Challenges] 

PORTRAIT-Désignée cinq fois "femme la plus puissante du monde", l'ex-petite fille de RDA reste indéchiffrable. Initiatrice du Merkozy, la mère la rigueur de l'Europe a intégré la nécessité d'un Merkhollande. 

Il a fallu que François Hollande arrive en tête au premier tour de la présidentielle française et que le très orthodoxe Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, appelle aussi à la croissance, pour que, enfin, Angela Merkel abandonne la position sur laquelle elle campait. Jusqu'au bout, elle a soutenu son allié et ami Nicolas, restant sourde aux appels du pied du candidat socialiste qui souhaitait être reçu à Berlin. Le revirement est intervenu fin avril. D'abord par la voix de l'un de ses lieutenants, le député chrétien- démocrate Andreas Schockenhoff, confiant que Berlin pourrait mettre de l'eau dans son vin. Le lendemain, elle affirmait: "Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d'initiatives pérennes."
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jeudi 10 mai 2012

Quels scénarios pour la Grèce ?


Infographie : François Descheemaekere
[La Tribune]  
 
La possibilité de constituer un gouvernement en Grèce s'éloigne, les partis Nouvelle Démocratie et Pasok, signataires de l'accord sur la rigueur imposée en échange de l'aide européenne, sont minoritaires. Les partis d'extrême gauche et d'extrême droite qui ont bénéficié du rejet de l'austérité sont trop divisés. De nouvelles élections pourraient se tenir dans un mois, avec comme enjeu : quitter ou rester dans la zone euro.

Les chances de la Grèce de sortir de l'impasse politique dans laquelle elle se trouve depuis les élections légisaltives semblaient bien minces mercredi. Antonio Samaras, le leader du parti conservateur Nouvelle Démocratie, arrivé en tête avec 108 sièges (dont 50 attribués automatiquement pour avoir obtenu le plus grand nombre de suffrages) sur les 300 que comporte le gouvernement a échoué à constituer une coalition de droite. En conséquence, et comme le veut la constitution, le président de la république hellénique a demandé à Alexis Tsipras, leader la formation arrivée en deuxième position, Syriza, qui représente la gauche radicale, avec 52 sièges, de mener la même mission.
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mercredi 9 mai 2012

En Grèce, les socialistes s'effondrent au profit des extrêmes


Infographie : François Descheemaekere
[Myeurop]

Le 6 mai, les Grecs ont voté contre l'austérité absolue imposée pas les créanciers de leur pays. Ils ont renversé la table électorale en désavouant les deux partis, de droite et de gauche, responsables de leurs malheurs. Un vote du refus de l'extrême rigueur qui permet à un parti néo-nazi d'entrer au parlement.

Sur les 28 partis qui se sont présentés aux législatives grecques, seulement sept ont obtenu plus de 3%, la condition sine qua non pour siéger au Parlement. Comparé aux précédentes législatives de 2009, le paysage politique grec a totalement changé. Les électeurs ont sanctionné le parti socialiste Pasok, qui passe de 43,9% en 2009 à 13,3% en 2012. De même, le parti de droite la Nouvelle Démocratie passe de 33,5% à 18,9%, remportant, tout de même, la première position de ce scrutin. Il devance de peu le parti de la gauche radicale Syriza, en deuxième position devant le Pasok, avec 16,76% des voix.
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Europe: que faire contre le populisme?


[Slate.fr]

Pour sortir de la crise européenne, il faut aller plus loin dans les mécanismes de solidarité. La solution populiste du retour au chacun pour soi mène à la catastrophe.

Partout en Europe, l’austérité fait monter les partis populistes. Ils ont emporté un tiers des suffrages en France et gagné en Grèce où les deux partis historiques, la Nouvelle démocratie et les socialistes du Pasok, ont été battus par une kyrielle de partis d’extrême gauche et d’extrême droite. La crise des dettes débouche sur des crises politiques qui rappellent furieusement les années 1930: xénophobie et protectionnisme tentent les électeurs. Il faut vite trouver une parade et en convaincre les Allemands. En Grèce, les électeurs sont pour rester dans la zone euro. Mais ils refusent l’austérité de fer qu’on leur impose maintenant depuis deux ans.
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jeudi 3 mai 2012

Elections législatives en Grèce : l’extrême-droite va-t-elle faire son entrée au Parlement ?


La percée d'Aube dorée, reflet du crépuscule des partis

[Slate.fr]

La possible entrée au Parlement du parti d'extrême droite à l'occasion des législatives du 6 mai a été facilité par le populisme décomplexé du reste de l'échiquier politique grec.

La Grèce se prépare pour les élections législatives du dimanche 6 mai, les premières depuis le déclenchement de la crise économique la plus forte de l’histoire du pays, qui s'est traduite par 17,4% de baisse du PIB depuis 2009 et un taux de chômage de 20%. L’enjeu est immense: quel parti politique peut gérer l’application des nouvelles mesures consécutives à l’accord entre le pays et ses partenaires-créditeurs? Comment va-t-on sauver la place de la Grèce dans la zone euro? Et surtout, est-ce que le résultat de ces élections pourra aboutir à la formation d'un gouvernement viable? Mais pourtant, c’est un autre débat qui risque de monopoliser toute la presse européenne au lendemain des élections. La une des journaux devrait ressembler à cela: «Comment est-ce possible?», «Comment en sommes-nous arrivés là?», «Que se passe-t-il vraiment en Europe?». A quel sujet? L’entrée triomphante au parlement grec de l’Aube dorée (Chryssi Avgi), parti d’extrême droite qui se revendique nationaliste et s’inscrit en réalité dans la mouvance néonazie.
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mercredi 2 mai 2012

En Europe, l'alliance des conservateurs et de l'extrême droite favorise toujours l'extrême droite


Infographie : François Descheemaekere
[Slate.fr]
 
La montée du FN n'est pas un cas isolé. Mais l'alliance, taboue, ne s'est faite qu'en Autriche et aux Pays-Bas.

Avec 17,9%, soit 6,4 millions de voix, au premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a placé le Front national et le populisme de droite au centre du débat politique. La France n’est pas une exception en Europe. Depuis deux décennies, dans la plupart des Etats de l’Union européenne, les partis de la droite extrême ont pignon sur rue. Les situations sont différentes d’un pays à l’autre. Dans certains, les partis d’extrême-droite ne sont que des groupuscules, bruyants mais sans grande influence. Dans d’autres, ils représentent la principale force d’opposition. Dans d’autres enfin, ils sont aux portes du pouvoir quand ils ne participent pas au gouvernement. Mais tous ces mouvements tirent leur idéologie d’un fond commun: une méfiance vis-à-vis de l’Europe telle qu’elle a évolué au cours des dernières années, un dénigrement des élites accusées d’ignorer les vrais préoccupations de la population, une hostilité à l’immigration qui prend souvent des allures xénophobes ou islamophobes.
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jeudi 26 avril 2012

FN, Jobbik, PVV... L'extrême droite gangrène presque toute l'Europe


[Slate.fr]
 
Le résultat de Marine Le Pen au premier tour de la Présidentielle ne doit pas cacher une réalité généralement européenne. Pays-Bas, Finlande, Danemark, Suisse, Hongrie, Autriche, Norvège, Belgique, Italie, Grèce, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni : le point sur la montée des partis populistes et d’extrême droite.

Si les premières estimations lui ont fait toucher les 20%, la réalité est cependant moindre: Marine Le Pen a obtenu au premier tour de l'élection présidentielle 17,9% des suffrages, ce qui représente tout de même un record pour le Front national (16,86% en 2002). Coïncidence, ce record a pointé son nez la veille de la chute du gouvernement néerlandais. C'est Geert Wilders, le leader du Partij voor de Vrijheid (Parti pour la liberté, PVV), l'extrême droite néerlandaise, qui a mis fin à la coalition entre les libéraux (Volkspartij voor Vrijheid en Democratie, VVD) et les chrétiens démocrates (Christen Democratisch Appèl, CDA) en retirant son soutien à la seconde chambre. En cause: l'Europe.
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mercredi 25 avril 2012

La crise néerlandaise remet en cause les stratégies avancées pour la zone euro


Infographie : François Descheemaekere
[Euractiv]

Le gouvernement néerlandais est à son tour victime de la vague d’austérité imposée par l’UE. Hier (23 avril), le premier ministre libéral, Mark Rutte, a présenté sa démission à la reine Béatrix. La situation des Pays-Bas, un pays de la zone euro qui a conservé sa notation triple A mais tend à devenir la proie des marchés, remet en cause les mérites du pacte budgétaire, selon les experts.

M. Rutte a perdu le soutien du Parti pour la liberté (PVV) d'extrême droite dirigé par Geert Wilders sur la question des coupes budgétaires supplémentaires d'un montant de 9,5 milliards d'euros, nécessaires pour rester en-deçà du seuil de déficit défini par l'Europe. Au sein d'un gouvernement intérimaire, M. Rutte devra gérer les affaires courantes jusqu'à l'organisation d'élections et présenter un budget pour 2013. Le parlement néerlandais peine cependant à définir une date pour la tenue d'élections anticipées.
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Berlin à court d’alliés dans la crise de l’euro


Infographie : François Descheemaekere
'Berlin Is Running Out of Allies in Euro Crisis'

[Spiegel Online]

The collapse of the Dutch government, the prospect of Socialist François Hollande as next French president and the surging popularity of far-right parties shows that budget discipline is out of fashion in Europe. Chancellor Angela Merkel is looking increasingly lonely in her fight to save the euro through painful austerity measures, write German commentators.

German Chancellor Angela Merkel is running out of allies in her drive to solve the euro debt crisis through strict austerity programs. French Socialist François Hollande looks on course to oust President Nicolas Sarkozy, who has been Merkel's most important partner in the fight to overcome the debt crisis, in a run-off vote on May 6 after beating him into second place in the first round on Sunday. And Dutch Prime Minister Mark Rutte, whose minority government has been lecturing Greece and other high-debt countries about the need for strict spending cuts, resigned on Monday after the far-right Freedom Party of populist Geert Wilders refused to back budget cuts for the Netherlands, regarded as one of the most stable economies in Europe. Across Europe, right-wing populists are on the rise,
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mardi 24 avril 2012

L'extrême droite liquide le gouvernement néerlandais


Infographie : François Descheemaekere
[Myeurop]

Alors que Hollande mène le 1er tour de l'élection présidentielle française, les Pays-Bas n'ont plus de gouvernement. Le chef de l'extrême-droite néerlandaise Geert Wilders a fait tomber la coalition libérale-chrétienne au pouvoir. Une occasion pour la gauche hollandaise de revenir au pouvoir. Comme en France?

Il l'a fait. Geert Wilders avait annoncé à la fin de 2011 que "2012 serait l'année de vérité" pour le gouvernement et pour le soutien que son propre parti - le très populiste PVV (Partij Voor de Vrijheid) - lui vend au prix fort. Il vient de donner une explication on ne peut plus claire à cette affirmation : il a tout simplement fait chuter la coalition libérale-chrétienne au pouvoir en quittant brutalement la table des négociations budgétaires. On savait depuis le début que si les libéraux et les chrétiens étaient prêts à avaler la soupe amère anti-immigration de Wilders, ce dernier faisait de l'opposition à l'Europe une affaire personnelle. […] Une leçon pour Nicolas Sarkozy ?
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