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mercredi 19 décembre 2012

Royaume-Uni: David Cameron estime qu'une sortie de l'Union européenne est «imaginable»


Cartoon : F. Descheemaekere

[Slate.fr]

«Imaginable.» C’est ainsi que le Premier ministre britannique David Cameron considère une sortie de son pays de l’Union européenne, apprend-on du Guardian.

Répondant à la question d’un député à la Chambre des communes (l’équivalent de l’Assemblée nationale) qui lui demandait s’il imaginait un futur hors de l’Union européenne, David Cameron a déclaré, selon The Independent:     «Tous les futurs sont imaginables pour la Grande-Bretagne […] Nous maîtrisons notre destin, nous pouvons faire nos propres choix. Je pense que le choix que nous devrions faire est de rester dans l’UE, d’être membres du marché commun, de maximiser notre impact en Europe, mais si nous ne sommes pas satisfaits par certains points de notre relation, nous ne devrions pas avoir peur de le dire.»
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vendredi 14 décembre 2012

Londres ouvre à nouveau la porte au gaz de schiste


Infographie : F. Descheemaekere

[Les Echos.fr]

Londres veut inclure une plus forte proportion de gaz dans son « mix » énergétique.

A contrario de la France, le Royaume-Uni a donné hier son feu vert à l'exploitation des gaz de schiste. Le ministre de l'Energie britannique, Ed Davey, a levé le moratoire sur l'utilisation de la fracturation hydraulique, cette technologie permettant de recueillir le gaz situé au sein de la roche-mère, via l'injection d'eau sous pression et de produits chimiques. Pour Cuadrilla Resources, il s'agit d'une très bonne nouvelle. Cette société est la seule à exploiter ce type de gaz outre-Manche. En mai, elle avait dû suspendre ses activités près de Blackpool, dans le nord de l'Angleterre, après l'avènement de deux mini-tremblements de terre à la suite de ses forages. «  Les gaz de schiste représentent une nouvelle ressource d'énergie prometteuse, a expliqué Ed Davey. J'ai pris ma décision sur la base d'une étude détaillée des dernières découvertes scientifiques.  »
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jeudi 13 décembre 2012

Le Royaume-Uni est-il soluble dans l’Europe?


Infographie : F. Descheemaekere

[Le blog de Noëlle Lenoir]

Noëlle Lenoir, ancienne ministre des affaires européennes et ancienne membre du Conseil constitutionnel, déontologue de l'Assemblée nationale. Elle est professeur affiliée à HEC dont elle préside l’Institut de l’Europe.

Il est temps que les Britanniques choisissent de rester dans l’UE ou d’en sortir, comme le demande instamment une bonne partie des Conservateurs au pouvoir – les plus jeunes d’entre eux étant d’ailleurs les plus résolument anti-européens.

La Grande-Bretagne peut-elle continuer à s’exclure de la plupart des politiques et des actions de l’Europe? Elle n’est ni dans l’eurozone, ni dans l’espace de sécurité qu’est Schengen, ni dans l’espace judiciaire européen. Elle ne veut pas de la Charte des droits fondamentaux de l’UE. Elle vient de refuser de signer le traité budgétaire pourtant destiné à coordonner un tant soit peu les politiques économiques des Etats. La Grande-Bretagne peut-elle continuer à bloquer les seules initiatives qui essaient de mettre un peu plus de solidarité entre Etats européens, comme c’est le cas du budget européen. Comme c’est le cas de l’Union bancaire qui pourtant ne concerne pas directement la City, puisqu’il s’agit de soumettre à la supervision de la BCE les seules banques des pays de la zone euro ! Cette position entre le « in » et le « out » devient intenable.
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vendredi 7 décembre 2012

Britain's future : Goodbye Europe


Infographie : F. Descheemaekere

[The Economist]

A British exit from the European Union looks increasingly possible. It would be a reckless gamble

 “BRITAIN does not dream of some cosy, isolated existence on the fringes of the European Community,” asserted Margaret Thatcher in 1988. Now, increasingly, it does. Opinion polls show that most Britons are in favour of leaving the European Union. Baroness Thatcher’s Conservative Party, which took Britain into Europe four decades ago, is divided between those who long for an arm’s-length relationship and those who want to walk out. The second camp is swelling. Even the fiercest British critics of the EU are astonished by the speed at which things are moving. Parliamentary rebellions over Europe are becoming easier and easier to organise. Euroscepticism is hardening in the Conservative Party, in much the same way as social conservatism has gone from being a powerful current in America’s Republican Party to an intolerant orthodoxy.
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jeudi 6 décembre 2012

David Cameron prêt à un vote sur la sortie de l’Europe


Infographie : F. Descheemaekere

[Presseurop / The Times, The Guardian]

Le Premier ministre britannique "David Cameron est prêt à donner une chance aux électeurs de rejeter l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'Union européenne au cours d'un référendum qui fera date", écrit le Times. 

Le leader conservateur avait l'intention d'organiser un référendum sur les relations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne qui aurait posé la question de savoir si le pays voulait conserver ses liens actuels avec l'Europe ou s'il voulait les détendre. L'option de la sortie de l'Europe ne devait pas être évoquée. Citant "des sources bien placées", le quotidien explique que
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vendredi 23 novembre 2012

Pourquoi le Royaume-Uni doit rester ancré à l'Europe


Infographie : F. Descheemaekere

[Les Echos]

Par Eric Le Boucher, directeur de la rédaction d'« Enjeux Les Echos »

Après quatre ans de crise des dettes, les pays de l'euro ont compris qu'il fallait approfondir leur union. Il serait fâcheux qu'ils perdent la Grande-Bretagne en chemin. Car l'île et le continent ont destin commun.

Lors d'une conférence de presse historique, le 14 janvier 1963, le général De Gaulle repoussait l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun au motif que : « La nature, la structure, la conjoncture qui sont propres à l'Angleterre diffèrent de celles des Etats continentaux. » Il voyait dans la nouvelle Communauté une « Europe européenne » où la Grande-Bretagne, trop liée aux Etats-Unis, n'avait pas sa place. Dix ans plus tard, son successeur à l'Elysée, Georges Pompidou, acceptait, au contraire, cette entrée anglaise, effective le 1 er janvier 1973. Aujourd'hui, quarante ans plus tard, Michel Rocard voit dans cette adhésion « le coup d'arrêt à l'approfondissement européen ». L'Europe « nécessairement indécise car elle ne sait décider qu'à l'unanimité » n'avance plus, et donc recule.
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jeudi 22 novembre 2012

Sortie du Royaume-Uni : un affaiblissement certain pour l’Union européenne


Infographie : F. Descheemaekere

[La Croix]

L’Union perdrait un membre puissant et un acteur de la défense majeur, mais verrait son intégration facilitée en matière fiscale et sociale.

Amputée du Royaume-Uni, l’Union européenne le serait aussi d’un symbole. Angela Merkel l’a rappelé, le 7 novembre, dans un discours au Parlement européen – prononcé quelques heures avant un dîner de travail avec David Cameron à Londres. « Je ne peux pas imaginer que le Royaume-Uni ne soit pas dans l’Europe », a dit la chancelière allemande, avant de souligner le rôle joué par Londres dans la lutte contre le régime nazi.

Un signal néfaste

Le signal envoyé par une sortie du Royaume-Uni serait ainsi celui d’une Europe que le traumatisme de la guerre n’a pas assez soudée autour de l’idée d’une union indéfectible. De quoi faire perdre une partie de son attrait au Vieux Continent aux yeux des nouveaux venus potentiels, dont la Grande-Bretagne représente un allié à leur entrée dans l’Union.
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mercredi 21 novembre 2012

Royaume-Uni : Sortir de l’UE, c’est abdiquer notre souveraineté


Infographie : F. Descheemaekere

[Pesseurop / The Observer Londres]

A l’heure où un sondage révèle que 56% des Britanniques sont favorables à une sortie directe de leur pays de l’Union européenne, le journal dominical redoute que les conséquences d’une telle sécession ne soient catastrophiques.

La Grande-Bretagne semble se rapprocher presque inexorablement du jour où elle ne sera plus membre à part entière de l’Union européenne. Un nouveau sondage d’opinion de The Observer laisse entendre que, si un référendum sur la question leur était soumis, la majorité des Britanniques seraient enclins à voter pour la sortie – un indicateur de plus de la vigueur du sentiment eurosceptique. A l’heure qu’il est, il est quasiment certain que les deux premiers partis politiques de Grande-Bretagne se sentiront obligés de proposer un référendum de ce type dans leurs manifestes en vue des prochaines élections législatives.
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lundi 19 novembre 2012

Une majorité de Britanniques souhaite une sortie de l'UE


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Nouvel Observateur] 

Une grande majorité de Britanniques (56%) est en faveur d'une sortie de l'Union européenne, montre un sondage publié dimanche 18 novembre à quelques jours d'un sommet sur le budget européen, confirmant à nouveau la prédominance de l'euroscepticisme au Royaume-Uni.

Cette enquête de l'institut Optimum publiée dans le journal The Observer porte sur les intentions de vote des Britanniques "si un référendum se tenait sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne".

Vers une "Brixit" ?

A cette question, 34% des sondés sont catégoriques pour dire qu'ils voteraient pour une sortie et 22% opteraient "probablement" pour cette solution, ce qui donne un total de 56% en faveur de ce scénario. En revanche 30% des personnes interrogées sont favorables au maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE:
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mardi 13 novembre 2012

Comment les Anglais empêchent l'Europe d'avancer


Infographie : F. Descheemaekere

[L’Expansion]

Le Royaume-Uni menace d'utiliser son veto lors du prochain sommet sur le budget de l'Union. Il s'oppose aussi vivement à l'Union bancaire qui consoliderait pourtant la zone euro. Explications.

Angela Merkel n'est pas très optimiste sur la sortie de crise. Et pour cause: non seulement le cas grec n'est toujours pas réglé, mais les réformes destinées à consolider la zone euro et l'Union européenne n'avancent pas. La faute aux Français? Eh bien non. Cette fois-ci, ce sont les Anglais qui menacent de faire capoter deux réformes majeures : le budget commun et l'Union bancaire.

Un double discours sur l'Union bancaire

Officiellement, le Royaume-Uni est satisfait de voir qu'une supervision bancaire unique se mette en place dans la zone euro. Cette réforme va diminuer les risques de crise au sein de l'Union monétaire. C'est la condition pour que le futur fonds de sauvetage permanent de la zone euro, le MES, puisse prêter directement aux banques sans passer par les Etats, évitant ainsi d'alourdir leur dette. 
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vendredi 9 novembre 2012

Près de la moitié des Britanniques veulent quitter l'UE


Infographie : F. Descheemaekere
[Le Nouvel Observateur]

Près de la moitié des Britanniques seraient favorables à une sortie de leur pays de l'Union européenne et moins d'un tiers voterait pour rester dans l'UE s'ils devaient se prononcer par référendum, selon un sondage publié jeudi.

L'institut de sondage YouGov a révélé qu'en cas de scrutin, 49% des Britanniques qu'il a interrogés se prononceraient pour une sortie de l'UE, 28% voteraient pour rester dans le bloc des Vingt-sept, 17% étaient indécis et le reste n'irait pas voter. Les résultats de YouGov, fondés sur un échantillon de 1.637 personnes interrogées fin octobre, correspondent à ceux d'autres études et ont été en général constants toute l'année.
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jeudi 8 novembre 2012

Le Royaume-Uni et l’Europe : pour le meilleur et non pour le pire


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

La Grande-Bretagne devient de plus en plus eurosceptique : elle oppose son veto à l’union bancaire, met en péril le budget à long terme de l’UE et promet un référendum sur son maintien dans l’UE. EurActiv dévoilera un classement des 40 Britanniques les plus influents qui met en exergue l’influence britannique dans les questions européennes. En restant en dehors d’une zone euro fédérale, la Grande-Bretagne pourrait opter pour une adhésion concentrée sur une meilleure régulation du marché unique, écrivent Christophe Leclercq et Sharon Leclercq-Spooner.

Christophe Leclerq est le fondateur d’EurActiv.com et Sharon Leclercq-Spooner est membre du conseil d’administration de la Fondation EurActiv PoliTech. Ils s’expriment tous deux à titre personnel.

As a French-English couple, we were driving recently from Brussels to Normandy, the Scandinavian-Continental roots of today’s United Kingdom. Since 1066 and the Norman conquest, Britain has been deeply connected to Europe. And as we drove along, we were reminded about one of our wedding gifts, ‘Les rois maudits’, a book on the hundred years war. The old brotherhood turned into rivalry and then back to cooperation... Today, desires for independent sovereignty are confronted with the realities of interdependence.
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lundi 29 octobre 2012

Vers une sortie de l’Union Européenne ? L’inquiétude sur le Royaume-Uni grandit


Infographie : F. Descheemaekere

European Union Exit? Concerns Grow for Britain

[The New York Times]

When the European Union unexpectedly won the Nobel Peace Prize this month, the leaders of Germany, France and Italy spoke of their pride. But the British prime minister, David Cameron, maintained an awkward silence.

Before that, the British government said it wanted to exercise an opt out of an estimated 133 areas of European Union police and judicial cooperation to which it had once agreed. And Mr. Cameron supported a plan for a new budget for countries that use the euro (which Britain does not), something that would place his nation firmly in Europe’s outer tier. The prime minister has been hinting that he could hold a referendum on Britain’s relations with the union, and one newspaper reported recently that a senior cabinet minister wants Britain to threaten openly to leave the 27-nation bloc. There was no official denial of the report.
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vendredi 26 octobre 2012

Le Royaume-Uni sort de la récession


Infographie : F. Descheemaekere

[Fenêtre sur l'Europe]

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de neuf mois de récession avec une forte croissance de 1% au troisième trimestre, une bonne nouvelle saluée jeudi par le gouvernement Cameron, qui a toutefois rappelé les difficultés auxquelles reste confrontée l'économie britannique.

Cette hausse - la plus importante enregistrée depuis cinq ans - est encore meilleure que la croissance de 0,6% attendue par les économistes.Pris en tenaille entre la crise de la zone euro et le plan d'austérité du gouvernement de David Cameron, le Royaume-Uni était officiellement retombé en récession au premier trimestre après en être sorti fin 2009 à l'issue de la crise financière qui l'avait frappé de plein fouet.
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mercredi 24 octobre 2012

Londres offre à Berlin sa vision minimaliste de l'Europe


Infographie : F. Decheemaekere

[Le Nouvel Observateur]

Le chef de la diplomatie britannique a fait part mardi à l'Allemagne de la "désillusion" des Britanniques envers l'Union européenne et présenté une vision minimaliste en conflit direct avec les plans de Berlin pour la zone euro.

Le secrétaire au Foreign Office n'a laissé aucun espoir de compromis à son puissant partenaire qui craint un désengagement progressif des Britanniques de l'UE. "Les gens ont le sentiment que l'UE ne fonctionne que dans un sens, qu'elle est une grosse machine à aspirer les processus de décision au détriment des parlements nationaux", a déclaré William Hague lors d'une conférence organisée à Berlin. "Ce gouvernement de coalition est attaché au rôle moteur de la Grande-Bretagne dans l'UE mais je dois aussi être franc: la désillusion envers l'UE en Grande-Bretagne n'a jamais été aussi profonde", a-t-il ajouté. Cette critique est l'une des plus sévères de Londres ces derniers mois. L'Allemagne est de plus en plus irritée par l'euroscepticisme manifesté par le gouvernement de David Cameron sous la pression de la frange hostile à l'UE au sein du Parti conservateur.
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lundi 22 octobre 2012

Sur l'Europe, Cameron tenté par l'appel du large


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Figaro.fr]

David Cameron est sur le point de livrer une série de batailles européennes qui pourraient redéfinir de façon drastique la place de la Grande-Bretagne dans l'UE. Voire, conduire à son départ de l'Union.

David Cameron est désormais acquis à l'idée d'organiser un référendum sur la question européenne après les élections de 2015, cédant à la pression permanente de son aile droite eurosceptique. S'il se dit personnellement - mais du bout des lèvres - favorable au maintien du pays dans l'Europe, il refuse le «statu quo». «Nous devons négocier un nouvel accord avec Bruxelles et le soumettre à l'approbation du peuple», a-t-il répété mercredi. Un diplomate européen observe avec inquiétude «un glissement progressif vers un éloignement, à chaque fois que Cameron s'exprime». Pour les eurosceptiques, la crise de l'euro offre une occasion en or à la Grande-Bretagne de prendre le large. Le détricotage a commencé. Lundi, Londres a annoncé son intention de se retirer de 130 dispositifs communautaires sur la justice et la police, comme le mandat d'arrêt européen ou le partage de fichiers ADN. Les Anglais veulent profiter d'une fenêtre d'«opt-out» en 2014 prévue par le traité de Lisbonne, quitte à renégocier ensuite leur retour dans certains de ces domaines de coopération, pour autant que Bruxelles l'accepte.
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jeudi 18 octobre 2012

Au secours, l'Europe sociale revient !

Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde]

C'était un appel au secours, une invitation à ouvrir les yeux sur les vertus de l'Europe. Rien n'y a fait. David Cameron a éconduit le comité Nobel qui a décerné le Prix de la paix à l'Union européenne (UE). Le premier ministre britannique a décidé de lâcher un peu plus les amarres. Lundi 15 octobre, à Westminster, sa ministre de l'intérieur, Theresa May, a annoncé que son pays comptait se désengager de l'Europe de la justice et de la sécurité. 

Applaudissements des rangs eurosceptiques. Sherlock Holmes restera anglais. Fini le mandat d'arrêt européen, lequel avait permis l'interpellation en 2005 en Italie d'un des poseurs de bombes des attentats de Londres.  D'ici à 2014, le Royaume-Uni compte abandonner en bloc quelque cent trente politiques européennes. Leur crime ? Celles-ci doivent passer cette année-là sous le régime européen de droit commun : dépendantes de la Commission, soumises au verdict de la Cour de Luxembourg. C'est too much pour un pays dont le juge suprême est le Parlement. Nous n'avions pas vu venir le coup.
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mardi 16 octobre 2012

Prochaine crise européenne : le Royaume-Uni se détourne de l’UE


Infographie : F. Descheemaekere

Europe's Next Crisis: Britain Losing Allegiance to the EU

[Spiegel Online]

Europe won the Nobel Peace Prize last week, but it comes at a time when the threat of the European Union splitting is considerable. Great Britain is turning away from the EU and the German government is allowing it to do so. In the future, Chancellor Merkel wants to forge ahead with projects London opposes.

David Cameron knows that if there is one thing that pleases his fellow party members, it's a rant against Brussels. At last week's Tory party conference in Birmingham, it didn't take long before the British prime minister had his audience in high spirits. Cameron reminded his listeners of the negotiations with other European Union member states over the fiscal pact last December. "There were 25 people in the room, urging me to sign," he said proudly. "And still I said no." The reaction was predictable, with the delegates applauding enthusiastically. The Tories had understood the message Cameron was trying to convey, namely that the government in London no longer has much in common with Europe.
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Des Flandres à l'Ecosse, le séparatisme s'étend en Europe


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Nouvel Observateur]

Des Flandres à l'Ecosse en passant par la Catalogne, le séparatisme ne cesse de gagner du terrain dans une Europe affaiblie par une grave crise économique et sociale. En moins d'une semaine, trois régions ont fait entendre leur différence et manifesté clairement leur aspiration à s'émanciper.

Le Parlement espagnol a bloqué mardi dernier l'organisation, par la communauté autonome de Catalogne d'un référendum sur son indépendance, mais les élections régionales anticipées du 25 novembre pourraient donner la majorité absolue aux séparatistes de Convergence et union (CiU), qui gouverne actuellement avec l'appoint de petits partis. Dimanche, la Nouvelle Alliance flamande (N-VA), qui prône la division de la Belgique, a réussi une percée aux élections municipales. Son leader, Bart De Wever, paraît bien parti pour devenir bourgmestre (maire) d'Anvers. Et lundi, le chef du gouvernement autonome d'Ecosse, le nationaliste Alex Salmond et le Premier ministre britannique, David Cameron, ont signé un accord
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lundi 15 octobre 2012

L'impossible solitude du Royaume-Uni


Infographie : F. Descheemaekere

[Les Echos]

Dominique Moïsi, professeur au King's College de Londres, est conseiller spécial à l'Ifri

Je participe à ces réunions interminables, où l'on parle sans fin de la Grèce. Au même moment, à l'autre bout du monde, la Chine va si vite qu'elle crée tous les trois mois, une économie de la taille de la Grèce. » 

Lors du congrès du Parti conservateur qui s'est tenu à Birmingham la semaine dernière, le Premier ministre, David Cameron, a parlé de l'Europe en des termes très critiques. La Grande-Bretagne conservatrice accentue ses distances à l'égard d'une Union européenne à laquelle elle ne semble plus croire. A Londres, il se murmure que les services du Premier ministre auraient commandé à leurs diplomates un rapport très particulier : que se passerait-il pour la Grande-Bretagne si elle se retrouvait vis-à-vis de l'Union européenne dans la situation de la Norvège ? Que l'on se rassure, une telle étude, si elle existe, n'est pas une décision politique. La Grande-Bretagne n'est pas sur le point de quitter l'Union. Elle est beaucoup trop pragmatique pour prendre un tournant aussi dramatique. Il est clair néanmoins que les éléments les plus eurosceptiques du Parti conservateur se réjouissent toujours davantage de la non-participation de leur pays à une zone euro, dont ils prédisent l'effondrement à plus ou moins long terme.
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