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vendredi 7 décembre 2012

Le retour de la récession en zone euro est confirmé


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde.fr avec AFP]

Après le déclenchement de la crise financière de 2008, la zone euro était en effet entrée en récession, avant de renouer avec la croissance au troisième trimestre 2009.

Après un repli de 0,2 % au trimestre précédent, la zone euro a enregistré une contraction de son activité de 0,1 % au troisième trimestre, a annoncé jeudi 6 décembre l'office européen de statistiques Eurostat, en publiant une deuxième estimation. Cela confirme l'entrée en récession – caractérisée par la contraction du PIB pendant deux trimestres consécutifs – des 17 pays de l'Union monétaire au troisième trimestre, et ce pour la deuxième fois en trois ans. Après le déclenchement de la crise financière de 2008, la zone euro était en effet entrée en récession, avant de renouer avec la croissance au troisième trimestre 2009. Le chiffre du troisième trimestre masque toutefois d'importantes disparités entre pays de la zone euro. L'Allemagne (+ 0,2 %), la France (+ 0,2 %) et la Belgique (PIB stable) résistent, tandis que
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vendredi 16 novembre 2012

L'Europe dans le piège de la récession

Infographie : F. Descheemaekere

[Myeurop]

Le recul de l'activité pour le deuxième trimestre consécutif plonge collectivement les 17 pays de la zone euro dans la récession. Si la croissance française s'est un peu ranimée cet été, celle de l'Allemagne ralentit. La spirale de l'austérité généralisée produit tous ces effets délétères.

Le PIB de la zone euro a reculé de 0,1% au troisième trimestre, plongeant ainsi l'ensemble de la zone dans la récession (deux trimestres consécutifs de baisse) puisque le recul de la production avait atteint 0,2% au deuxième trimestre. Surtout, les chiffres publiés ce jeudi par l'office statistique Eurostat montrent que la tendance de la conjoncture européenne est mauvaise puisque l'activité, qui progressait encore de 0,6% l'an à l'automne 2011, enregistre désormais une baisse de même ampleur (-0,6%). Dans ce contexte très morose, on pourrait être tenté de se rassurer avec la croissance française. Les experts de la Banque de France avaient prédit un recul au troisième trimestre et la hausse de 0,2% annoncée hier ferait presque figure de divine surprise !
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vendredi 12 octobre 2012

Un sommet en faveur d’un budget à part pour la zone euro


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

La zone euro devrait disposer de son propre budget qui serait séparé du budget à long terme de l’Union européenne dans son ensemble, peut-on lire dans le projet de conclusions du sommet européen qui se tiendra la semaine prochaine (18-19 octobre).

"For the euro area, the objective is to move towards an integrated budgetary framework," said the draft conclusions, seen by Reuters. "In that context, mechanisms to prevent unsustainable budgetary developments, as well as mechanisms for fiscal solidarity, e.g. via an appropriate fiscal capacity, should be explored," the draft said. "Such mechanisms would be specific to the euro area and therefore not be covered by the Multi-annual Financial Framework," the draft said. The Multi-annual Financial Framework is the European Union's long-term budget which amounts to around 1% of the gross domestic product of the 27-nation bloc.
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jeudi 11 octobre 2012

Au forceps, l'union monétaire européenne


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde]

Le spectacle est rarement séduisant. Et seuls les initiés peuvent le suivre tant l'Europe se construit, ces temps-ci, dans la peine et la complexité. Mais ce qui se passe, encore une fois dans la douleur et sous l'effet de la crise, c'est la lente transformation de la zone euro en véritable union monétaire. Evolution nécessaire et positive.

Les 17 pays membres ayant la monnaie unique sont sur la voie d'une harmonisation budgétaire, sans laquelle une union monétaire ne saurait fonctionner. A Paris, l'Assemblée nationale a ratifié, mardi 9 octobre, le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance - il n'y a que l'Europe pour raffoler d'appellations aussi poétiques. Mercredi, les députés ont adopté le projet de loi organique mettant en oeuvre la "règle d'or". Traduit en langage courant, c'est un pacte budgétaire qui impose à ses signataires d'avoir des finances publiques allant vers l'équilibre. Sous une autre appellation barbare, celle de déficit structurel, le pacte introduit de la souplesse dans la poursuite de cet objectif. Au début de la semaine, la zone euro a vu l'entrée en vigueur du Mécanisme européen de stabilitté. Pouvant mobiliser jusqu'à 700 milliards d'euros, le MES est une sorte de Fonds monétaire européen. Il vient à l'aide des pays qui ont du mal à financer leur dette sur les marchés ou qui doivent recapitaliser leur secteur bancaire. Enfin, les Européens prennent le chemin d'une supervision commune de leurs banques.
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mercredi 10 octobre 2012

Le sauvetage de l’euro a déjà coûté 1100 milliards


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Figaro]

Ce chiffre a été calculé par le Fonds monétaire international. Il inclut les renflouements d'États et l'aide de la Banque centrale européenne.

Européens, encore un effort si vous voulez garder votre monnaie. Tel est le message qu'adresse le FMI, dans son «Rapport sur la stabilité financière dans le monde» présenté ce mercredi à Tokyo. Tout en saluant «les efforts considérables de nouveau accomplis par les dirigeants» européens, José Vinals, le conseiller financier du Fonds, leur demande «d'accélérer le rythme» pour rétablir la confiance et «renforcer la cohésion de la zone euro». Financièrement, ces efforts sont certes d'ores et déjà considérables. Les experts du FMI ont calculé que depuis décembre 2009 les fonds publics engagés pour porter secours aux «pays de la périphérie» (Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) s'élèvent à plus de 1100 milliards d'euros. Il s'agit d'une part des capitaux prêtés par le Fonds de soutien européen (FESF) et surtout par la Banque centrale européenne.
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mardi 18 septembre 2012

L'euro, une révolution pour le meilleur et pour le pire


Infographie : F. Descheemaekere
[Le Figaro.fr]

En l'espace de dix ans, la devise européenne est devenue la première monnaie fiduciaire au monde, pourtant ce qui perdure en Europe, c'est l'image d'un euro fauteur de vie chère.

Comme la flèche du temps, «l'euro est irréversible». C'est Mario Draghi, le président de la BCE, qui l'affirme. Les marchés financiers ont apprécié ce ton martial et on a pu le constater cet été, où la zone euro a retrouvé de l'espoir. Mais il s'agit bel et bien d'une pétition de principe. Le successeur de Jean-Claude Trichet ne s'est jamais lancé dans une véritable démonstration à l'adresse du grand public. Dommage. Et pourtant Mario Draghi, qui, de sa belle signature à la simplicité enfantine, paraphe chaque billet émis par la BCE, pourrait se prévaloir de solides arguments. En l'espace de dix ans, la devise européenne est devenue la première monnaie fiduciaire au monde.
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lundi 17 septembre 2012

Les allemands ne croient pas aux bienfaits de l'euro


Infographie : F. Descheemaekere
[L'Expansion.com avec AFP] 

65% d'entre eux estiment qu'ils iraient "mieux personnellement" si leur pays avait conservé le deutschemark plutôt que d'adopter l'euro. Seuls 36% des Français pensent la même chose.

C'est une fissure de plus au sein de l'Union monétaire. Une nette majorité d'Allemands estiment que leur situation personnelle serait "meilleure" sans l'euro, selon un sondage publié lundi. Les Allemands sont 65% à estimer qu'ils iraient "mieux personnellement" si leur pays avait conservé le deutschemark plutôt que d'adopter l'euro. Seuls 36% des Français estiment que leur situation personnelle serait meilleure si le franc était resté leur monnaie, selon cette étude publiée par la Fondation allemande Bertelsmann. Les Allemands sont également près d'un sur deux (49%) à déclarer qu'ils iraient "mieux personnellement" si l'Union européenne n'existait pas. Les Français sont moins nombreux dans ce cas: 34% affirment qu'ils iraient "mieux" ou "beaucoup mieux" sans l'UE.
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jeudi 13 septembre 2012

La Cour de Karlsruhe autorise le MES sous condition

Infographie : F. Descheemaekere

[Les Echos]

La Cour constitutionnelle allemande a donné mercredi son feu vert à la ratification du Mécanisme européen de stabilité (MES), décisif pour le sauvetage de la zone euro, tout en renforçant le droit de regard du Parlement.

La décision des sages allemands, attendue par tous les pays de l'Union européenne et saluée par les marchés financiers, va permettre au fonds de secours européen de devenir effectif après des mois de report. L'Allemagne est le dernier pays européen à ne pas avoir encore ratifié le MES, qui constituera, quand il sera effectif, un pare-feu de 700 milliards d'euros pour empêcher la contagion de la crise de la dette qui mine la zone euro depuis trois ans. "C'est une bonne journée pour l'Allemagne et une bonne journée pour l'Europe", a déclaré la chancelière Angela Merkel devant le Bundestag.
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Zone euro : Karlsruhe joue la prudence

[Presseurop / Süddeutsche Zeitung, Frankfurter Rundschau, Die Tageszeitung]

Sans surprise, la Cour constitutionnelle allemande a validé le Mécanisme européen de stabilité (MES), laissant un avenir à l’euro. Mais à condition que l’Allemagne donne son aval à toute augmentation de ce fonds de sauvetage. Voici les premières réactions de la presse allemande.

Après deux mois de délibérations, la Cour constitutionnelle a rejeté les recours des adversaires allemands de l’euro. L’Allemagne sera ainsi le dernier pays à ratifier le Mécanisme européen de stabilité. Lequel pourrait entrer en vigueur le 8 octobre. "Les marchés respirent", relève le Financial Times Deutschland, tandis que le Spiegel-Online estime que l’arrêt est un "revers pour les eurosceptiques". L’arrêt dit ceci :
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mercredi 12 septembre 2012

Le plan de Soros pour sauver l’euro : « L’Allemagne doit prendre le leadership ou bien se retirer »


Infographie : F. Descheemaekere
'Germany Must Lead or Leave' : George Soros' Plan to Save the Euro

[Spiegel Online]

Germany has the potential to either save the European Union and the euro or destroy both -- so it must either lead or exit the common currency zone. What can't happen is further waiting, star investor George Soros writes in an essay for SPIEGEL ONLINE. A role as a "benevolent hegemon," he argues, would be better than leaving the euro. 

The fate of the euro will be decided in Germany. That's what legendary investor George Soros writes in an essay this week published first by the New York Review of Books and later by SPIEGEL ONLINE in Germany. The 82-year-old believes that Germany either needs to be convinced or pushed to take greater action. And he argues that the country must either lead as a "benevolent hegemon" or leave the euro. Soros, a native of Hungary, has emerged as one of the leading critics of the German government's policies in addressing the euro crisis.[...]
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lundi 10 septembre 2012

Est-ce ainsi que finit l’euro ?


Infographie : F. Descheemaekere
Is this how the euro ends?

[The Washington Post]

Here’s how it was supposed to go: Greece first. Then, perhaps, Portugal and Ireland. If things got really bad, Spain. If the world -- or, more precisely, the euro -- was coming to an end, Italy. It was not supposed to go Greece and then Italy. No one was prepared for that. 

The markets weren’t prepared for that.  And so the markets are falling. The Dow is down 290 points. The Stoxx 50, a blue-chip index for the euro zone, is down 2.5 percent. Italy’s borrowing costs have skyrocketed. The Euro has plunged. The problem, put simply, is that Italy is both too big to fail and too big to save. It’s the eighth-largest economy in the world. At $2 trillion, it’s about seven times as large as Greece’s $300 billion economy. France and Germany’s banks alone have $600 billion in exposure to Italian debt. But Barclay’s says Italy is “now mathematically beyond the point of no return.” Silvio Berlusconi might be out, but changing governments does not change arithmetic.
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Paul Krugman : “L’euro est une construction bancale”


Infographie : F. Descheemaekere

[Presseurop / L’Express]

La monnaie unique paye aujourd’hui ses défauts de conception. Mais c’est en autorisant un peu d’inflation, et non en poursuivant une politique d’austérité uniforme, que l’Europe sortira de la crise, estime le prix Nobel d’économie.

Paul Krugman est un économiste américain né en 1953. Depuis 1999, il fait partie des éditorialistes de pointe du New York Times. En 2008, il a obtenu le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur la mondialisation. Professeur d'économie et de relations internationales à l'Université de Princeton, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur le commerce et la finance internationaux. Depuis les années 1990, Paul Krugman a acquis une renommée internationale pour ses essais grand public qui font de lui un des économistes les plus influents de son époque.

Votre livre Sortez-nous de cette crise ... maintenant ! est un plaidoyer contre la rigueur et le dogme de la lutte antidéficit. D'après vous, l'Europe s'est trompée de bataille ?
Au commencement était la Grèce. Personne ne peut nier qu'Athènes avait un problème de discipline budgétaire et porte de grandes responsabilités dans ses déboires. Mais, dans la panique, on a transformé ce pays en explication par défaut de la crise européenne. Il cadrait parfaitement avec la tendance naturelle des banques centrales à serrer la vis et à accuser le laxisme social et budgétaire d'être à l'origine des problèmes de la zone euro. Il reflétait aussi le dogmatisme des Allemands, toujours prompts à reprocher aux autres de ne pas égaler leur vertu. C'est oublier à quel point le cas de la Grèce est unique, isolé.
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jeudi 6 septembre 2012

Semaines décisives pour la monnaie unique


Infographie : F. Descheemaekere
[Le Monde]
 
Sur le front de l'euro, la rentrée a un nom, un seul : Mario Draghi. L'homme ne se départira pas, soyons-en sûrs, de cet élégant sourire en coin ni d'une courtoisie qui sont sa manière d'afficher calme et sérénité par gros temps. Mais l'avenir de la monnaie unique est plus que jamais entre les mains du président de la Banque centrale européenne (BCE). 

C'est plutôt rassurant : cet Italien est un vrai européen - et, par les temps qui courent, l'espèce est rare, très rare, chez les dirigeants des pays de l'Union. M. Draghi a indiqué la semaine dernière à l'hebdomadaire allemand Die Zeit qu'il était prêt à prendre "des mesures exceptionnelles" pour sauver l'euro. En clair, la BCE va relancer un programme d'achat de Bons du Trésor pour soulager les deux grands pays de l'UE qui ont le plus de mal à se financer sur le marché : l'Espagne et l'Italie. Il a raison. Madrid et Rome ont pris des décisions courageuses pour traiter au fond certaines des pathologies les affectant.
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mercredi 5 septembre 2012

Crise de la zone euro : les grandes réformes attendues pour la rentrée


Infographie : F. Descheemaekere
[Touteleurope]

L'Union européenne se concentrera sur trois grands dossiers durant ce mois de septembre : le Mécanisme européen de stabilité (MES), le rôle de la BCE et la réforme de la supervision bancaire.
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lundi 2 juillet 2012

Le bon compromis franco-allemand pour sauver l'euro


[Slate.fr]

L'été s'annonce rude pour la monnaie européenne. Mais tout n'est pas perdu.

Entendez les rumeurs dans les salles de marché sur un été dramatique pour l'euro. Les arguments des traders, appuyés par des rapports pessimistes d'économistes, sont audibles. La Grèce va devoir procéder à une nouvelle remise de dette. La situation des comptes espagnols est intenable à cause des banques ibériques brûlées par l'immobilier. Mario Monti fait ce qu'il peut, mais l'Italie est entrée dans la spirale d'une récession destructrice. La France y échappe encore, mais, chômage en hausse, pouvoir d'achat en recul, investissements nuls, elle n'a plus aucune force, alors que l'Etat va devoir se saigner avec une austérité sans précédent. L'Allemagne à son tour voit sa situation conjoncturelle se ternir dangereusement.
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vendredi 29 juin 2012

Euro : regardons plutôt vers les Etats-Unis !


[Telos]

Charles Wyplosz Professeur d'économie, Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (Genève)

A suivre les débats sur le sauvetage de l’euro, le choix serait entre plus d’Europe et la fin de la monnaie unique. Et bien, c’est inexact. En dehors du modèle allemand, il nous faut peut-être revisiter le modèle américain.

Le débat est structuré de la manière suivante. La liste des pays en crise de leurs dettes publiques ne cesse de s’allonger, et les pays en cause deviennent de plus en plus gros. Le célèbre pare-feu destiné à sauver la zone euro, le MSE (mécanisme européen de stabilité) est bien trop petit pour faire face à cette contagion. Les élites en concluent qu’il faut donc mutualiser les dettes (euro-obligations, eurobills). Cela signifie donc que l’Allemagne doit garantir les dettes publiques existantes. Comme ces dettes représentent près de 200% du PIB allemand, il n’est pas surprenant que la chancelière allemande y soit opposée. « Je ne peux garantir que ce que je contrôle », dit-elle sagement, « et donc il faut d’abord soumettre les budgets nationaux à un contrôle européen ». Évidemment, rien de tel ne peut se faire dans les quelques mois qui viennent. Or la crise s’aggrave sous nos yeux et elle n’attendra pas qu’un accord soit trouvé.
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lundi 25 juin 2012

Malgré la crise, les Européens restent massivement attachés à l’euro


Infographie : François Descheemaekere
[Coulisses de Bruxelles]

Jean Quatremer, auteur du blog "Coulisses de Bruxelles, UE", correspondant de Libération à Bruxelles depuis plus de vingt ans, l’un des meilleurs spécialistes de l’UE dans la presse internationale,  jette un regard europhile et sans concessions sur l'UE et ses acteurs.

Parfois, ami internaute, à force de lire les commentaires que suscitent mes articles et, plus généralement, lorsque je consulte ce qui s’écrit sur le net, j’ai la nette impression que la France compte une majorité d’europhobes et d’eurosceptiques farouchement opposée à la monnaie unique et même à l’aventure européenne. Remarquez, j’ai aussi l’impression que le FdG a gagné les élections… Mais, élection après élection, sondage après sondage, une réalité s’impose : internet n’est qu’un reflet déformé de la vraie vie. Heureusement. Ainsi, un sondage Ifop-Fiducial, réalisé en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne et publié aujourd’hui par le Journal du Dimanche (ainsi que par Bild am Sonntag, Corriere Della Sera et ABC, les journaux partenaires de cette opération) montre qu’en dépit de trois ans de crise, les citoyens des quatre principaux de la zone euro restent massivement attachés à l’euro
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mardi 12 juin 2012

Le rêve européen est en train de mourir sous nos yeux


Infographie : François Descheemaekere
[Slate.fr]

La relance seule ne sauvera pas l'Union. François Hollande doit agir pour empêcher que ce rêve, qui était celui de la France, disparaisse.

Si le gouvernement croit qu'une relance de la croissance européenne peut lui permettre de gagner assez de points de PIB pour stabiliser le chômage et échapper à des coupes budgétaires sacrificielles, il se trompe. Le réalisme doit le conduire à ne pas attendre beaucoup de cette trop vantée «relance européenne», du moins telle qu'il l'envisage, c'est-à-dire sans changement fédéral. Il en irait tout autrement si la France, tournant la page de quinze ans d'euroscepticisme, redevenait la force d'entraînement de l'Union. Si, en clair, François Hollande défaisait les bottes de plomb de Chirac-Jospin pour chausser celles, allantes, de Giscard-Mitterrand. Mais le voudra-t-il? Pour l'heure, sur la table des discussions ouvertes sur «l'Europe de la croissance», il y a sept «instruments» ou, si l'on veut sept manières d'agir, depuis la Banque européenne d'investissement (BEI) jusqu'à la hausse des salaires en Allemagne en passant par la baisse de l'euro. Patrick Artus a calculé pour chacun l'incidence potentielle sur la croissance (1).
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Le prix de l’euro : l’argent allemand et l’indépendance française


Infographie : François Descheemaekere
[Presseurop / Süddeutsche Zeitung]

Fidèle à sa ligne pro-européenne, la Süddeutsche Zeitung estime dans son éditorial que “le sauvetage de l’Europe” passe par la création d’euro-obligations et donc la création d’une fédération européenne.     

Si l’euro et le projet historique et inédit de l’Europe unie doivent être sauvés, c’est aux deux Etats les plus forts d’y contribuer avec leurs trésors les plus chers : l’Allemagne avec son argent, et la France avec sa souveraineté. Soit les Allemands “acceptent les euro-obligations soit l’euro meurt”, assure le quotidien.
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Euro: comment éviter la catastrophe?


Infographie : François Descheemaekere
[Telos]

Agnès Bénassy-Quéré est Directrice du CEPII. Elle est également Chercheur associé à Paris School of Economics et Professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est membre du Conseil d'analyse économique, de la Commission Économique de la Nation et du Cercle des économistes.

L’introduction d’un dispositif de type euro-obligation (ou eurobond), qui mutualiserait tout ou partie des dettes publiques de la zone euro  et en garantirait le remboursement, se heurte  à trois difficultés majeures, difficilement surmontables à court terme : (1) la solidarité entre Etats-membres implique une co-décision des politiques nationales, donc une forme intégration politique ; (2) une telle initiative suppose de modifier non seulement le traité européen (et sa règle de non-renflouement d’un Etat par ses partenaires), mais aussi les constitutions nationales (pour intégrer le niveau européen en matière décisionnelle et de solidarité) ; (3) le niveau de confiance entre Etats-membres est probablement trop faible aujourd’hui pour qu’une solidarité puisse s’exercer à grande échelle.
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