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vendredi 4 mai 2012

Le Conseil de l'Europe s'alarme de la montée des discours xénophobes


Infographie : François Descheemaekere
[Le Monde.fr]

Le Conseil de l'Europe "à renforcer la capacité des instances nationales de défense des droits de l'homme, au lieu d'utiliser la crise économique comme motif de réduction de leurs ressources".

La crise économique favorise l'augmentation du racisme et de la xénophobie, estime dans un rapport, jeudi 3 mai, l'organe de lutte contre le racisme du Conseil de l'Europe, qui appelle les Etats européens à "agir" contre la banalisation du discours hostile aux immigrés. "La réduction des prestations sociales, la diminution des offres d'emploi et l'augmentation conséquente de l'intolérance à l'égard des groupes d'immigrés et des minorités historiques" sont les "tendances inquiétantes" constatées par la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI) dans son rapport annuel 2011. Elle invite les gouvernements "à renforcer la capacité des instances nationales de défense des droits de l'homme, au lieu d'utiliser la crise économique comme motif de réduction de leurs ressources". Elle appelle également les responsables politiques à "résister à la tentation de céder aux préjugés et aux peurs déplacées".
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mardi 10 avril 2012

Roms : l’horizon est encore bouché

[Presseurop]

Malgré les efforts des ONG et les fonds de l’UE, la principale minorité européenne ne vit pas mieux qu’il y a 10 ans. Un manque de suivi à Bruxelles, la corruption des responsables locaux et le désintérêt des Etats en sont les raisons principales.

Le 8 avril est la journée internationale des Roms, mais une part importante des 12 millions d’entre eux qui vivent en Europe vit encore dans une pauvreté accablante. Les tensions ethniques s’accentuent, comme on a pu le constater avec les attaques des campements roms en Italie en 2008 ou les intimidations auxquelles se livrent des paramilitaires racistes en Hongrie. En septembre dernier, des milliers de Bulgares sont descendus dans la rue, en criant des slogans comme "Les tziganes, il faut en faire du savon".
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lundi 3 octobre 2011

Explosion des préjugés anti-Roms

Les préjugés séculaires contre les Roms en Bulgarie et un ras-le-bol de la criminalité quotidienne et de l’impunité de mafieux après de graves incidents ont provoqué des manifestations nationalistes en chaîne, faisant monter les tensions ethniques en pleine campagne électorale.

Ainsi, à trois semaines des élections présidentielles et municipales du 23 octobre, 2.000 militants du parti nationaliste Ataka, pour la plupart des jeunes, ont manifesté samedi «contre l’impunité des Roms» près de la présidence de la République.  A l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil national de sécurité, le chef de l’Etat, Gueorgui Parvanov, a lancé un appel à la classe politique et aux médias afin de «mettre fin à un langage de haine extrémiste».
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vendredi 30 septembre 2011

Coup de gueule


Patrie des droits de l'homme ?

Dans la France des années 1940, on les appelait bohémiens, parfois Manouches, plus rarement Tsiganes, pas encore Roms. Les historiens estiment aujourd'hui que sur les deux millions de Tsiganes qui vivaient en Europe avant la guerre, entre 250 000 et 500 000 ont été assassinés dans les camps de la mort nazis. Le film « Liberté » de Tony Gatlif (2010), raconte l'histoire d'une de ces familles, arrivée un jour dans un petit village de France, exposée à la méfiance d'une population qui ne comprend pas son mode de vie, si opposé au sien, mais aussi aidée par quelques Justes, l'institutrice et le maire. Pour les Tsiganes, alors, c'était la sédentarisation ou la mort...

J’ai choisi aujourd'hui 3 articles qui traitent de la difficile question des Roms, révélatrice, à mon avis, d'un phénomène particulièrement inquiétant qui s'amplifie et se propage un peu partout en Europe grâce à la passivité, voire la complaisance d'une partie des opinions publiques qui se sentent légitimées par les discours et les décisions politiques de certains de leurs dirigeants.

Le premier n’est pas un article d’actualité. Il a été écrit il y a plus d’un an par une doctorante de l’université de Poitiers et publié dans Le Monde Diplomatique du 29 juillet 2010. Si je l'ai choisi, c'est parce qu''il donne une vision globale de la question et permet de mieux comprendre les faits relatés dans les deux articles suivants : la France "épinglée" par l'ONG Human Rights Watch pour sa politique vis à vis des Roms, et les faits terribles qui se sont déroulés en Bulgarie au début de cette semaineoù des militants d'extrême-droite et des hooligans se sont livrés à de véritables pogroms contre les Roms, s'inscrivant dans la résurgence de la terrible logique de stigmatisation, de discrimination et de violences dont sont victimes les Roms, Gitans, Tsiganes dans toute l'Europe depuis quelques années. 
C'est cette même logique raciste qui conduit à la constitution de ghettos de Roms en Roumanie ou en Slovaquie, aux meurtres racistes en Hongrie, ou encore aux brutales expulsions dont sont victimes ces populations dans de nombreux pays européens dont la France.



                                                                        François Descheemaekere 

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Roms et gens du voyage : l’histoire d’une persécution transnationale

Céline Bergeon, Doctorante à l’université de Poitiers, laboratoire Migrinter. 

 « Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? » (1) Tels étaient les mots de M. Nicolas Sarkozy en 2002, alors qu’il était ministre de l’intérieur et fermement décidé à traiter le « problème rom ». Suite à ces déclarations, de nombreux camps roms sont démantelés, sous prétexte de l’illégalité de leur présence sur le territoire français. Mais, rapidement rattrapé par « une procédure à laquelle personne ne comprend rien » (2), M. Sarkozy fait alors de la « question rom » une affaire personnelle (3), multipliant les démantèlements de bidonvilles (4) et les accords bilatéraux de contrôle, notamment avec la Roumanie. Le motif de l’illégalité de présence s’efface au profit de celui de la criminalité et pose les Roms comme une population extrêmement problématique, nourrissant le débat sécuritaire qui se développe en France depuis les années 2000.
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Human Rights Watch fustige la France sur la question des Roms

La France continue de viser et d'expulser des citoyens roms de l'UE, même si la Commission européenne avait déclaré en août dernier que le pays s'était conformé au droit européen, s'insurge l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch.

Judith Sunderland, senior Western Europe researcher at Human Rights Watch said: "One year and a new immigration law later, Roma in France are still vulnerable to serial evictions, unfair expulsions, and discrimination." Last August, the European Commission claimed that it had "helped resolve 90% of open free movement cases," raised following France's controversial displacement of Roma camps, some of which included Romanian nationals protected by EU free movement laws. The Commission had cleared France, saying that the French government adopted the legislative amendments required by the Commission to ensure compliance with the Free Movement Directive on 16 June,
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Nouvelles manifestations contre les Roms en Bulgarie

De nouvelles manifestations contre la minorité Rom ont eu lieu pour la troisième soirée consécutive dans plusieurs grandes villes de Bulgarie, mais ces rassemblements se sont globalement déroulés dans le calme, contrairement aux précédents. Quatre cent personnes ont été arrêtées depuis ce week-end, à la suite de violences sans précédents depuis la crise économique en 1997. Les troubles ont éclaté après la mort d'un jeune homme de 19 ans, renversé vendredi dans le village de Katunitsa, à 160 km à l'est de Sofia, par un minibus dont le conducteur a été présenté comme un proche du "tsar gitan" Kiril Rachkov. Les villageois accusent Kiril Rachkov, surnommé "Tsar Kiro", de harcèlement et reprochent aux autorités de ne rien faire à son encontre en raison des protections dont il bénéficierait en hauts lieux. Selon la police, il a été arrêté mercredi et inculpé de menace de mort. Mercredi soir, une centaine de personnes ont défilé au rythme de slogans nationalistes devant le parlement, à Sofia.
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