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| Infographie : F. Descheemaekere |
[La Croix]
Pierre Defraigne, Directeur exécutif de la Fondation Madariaga-Collège d’Europe
Dans l’agenda d’Obama II dominé par l’économie intérieure, la Chine et le Moyen-Orient, l’Europe apparaît comme une priorité de deuxième ordre. Elle est perçue plutôt comme alliée en difficulté que comme partenaire fiable.
L’Amérique attend trois choses d’elle: une relance qui passe par le sauvetage de l’euro, une contribution à la stabilisation de l’est du continent et de son grand voisinage, et un appui, dans l’ordre géo-économique, à sa stratégie envers la Chine. Contrairement à une opinion souvent exprimée, si les difficultés de l’euro viennent bien d’Amérique, elles ne tiennent pas à un complot ourdi par Washington contre l’euro.


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