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vendredi 21 décembre 2012

L’Amérique de Barack Obama II suppose une Europe plus forte



Cartoon : F. Descheemaekere

[Le Taurillon]

Le moment approche où il faudra que les Européens réalisent que le dialogue avec les Etats-Unis, indispensable de part et d’autre, dépend beaucoup de leur propre capacité de se prendre en mains et de mieux contrôler ensemble leur destin. La réélection de Barack Obama ouvre une nouvelle phase dans le dialogue entre l’Europe et les Etats-Unis. L’Amérique a changé depuis son arrivée au pouvoir en 2008. Et lui aussi.

Parmi tous les facteurs qui modifient la relation transatlantique, la démographie n’est pas le moindre. Désormais la majorité des enfants qui naissent aux Etats-Unis ne sont plus blancs : ils sont Hispaniques, Noirs, ou Asiatiques. C’est grâce aux Hispaniques, aux Noirs, aux jeunes et aux femmes, que Barack Obama a gagné l’élection. La société américaine est devenue une société multiraciale dont la perspective, comme celle du président né à Hawaï, est mondiale et s’éloigne tout doucement des traditions européennes. Les nouvelles équipes choisies par Barack Obama sont plus jeunes que les précédentes et moins liées à la vieille Europe. On le dit très peu, mais les agrégats économiques américains sont encore plus mauvais que ceux de l’Eurozone et de l’Union européenne.
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Chine nouvelle et China Bashing. En panne sur le chemin de la puissance ?


Infographie : F. Descheemaekere

[Diploweb]

Michel Nazet, spécialiste de géopolitique, est diplômé en histoire-géographie, droit et sciences politiques (IEP Paris). Actuellement professeur en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Michel-de-Picpus à Paris

Géopolitique de la Chine. Michel Nazet dresse un portrait nuancé de la Chine et met en perspective une pratique portée notamment par les néoconservateurs américains : le China Bashing. Un discours qui illustre un principe stratégique vieux comme le monde : il toujours utile d’avoir un ennemi, quitte à forcer le trait.

LA CHINE, en panne sur le chemin de la puissance ? Cette question fait écho à mon ouvrage La Chine et le monde au XXe siècle, Les Chemins de la puissance (Ellipses) [1] dont la conclusion s’intitule Le XXIe siècle, un siècle chinois ? Depuis sa parution en septembre 2012, la relève politique de la 5e génération de dirigeants chinois s’est effectuée comme prévu à l’issue du XVIIIe congrès du PCC mais avec un mois de retard et dans un contexte inhabituellement morose sur fond de scandales liés à des faits de corruption dont l’ampleur et le détail méritent réexamen.
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jeudi 20 décembre 2012

Japon-Chine : Senkaku/Diaoyu, les enjeux du conflit territorial


Infographie : F. Descheemaekere

[Diploweb]

Par Jean-Emmanuel MEDINA, Docteur en Droit International et Relations Internationales, Université Jean-Moulin Lyon 3. Membre associé du Centre de Droit international (CDI) de l’Université Jean-Moulin Lyon 3

Conflit des îles Senkaku/Diaoyu. J-E Medina met en perspective sa dimension géostratégique avec pour toile de fond une concurrence pour le leadership régional, voire international, et un contrôle des richesses naturelles dans la région. Une étude à la fois claire et documentée.

LA situation politique autour des îles Senkaku/Diaoyu [1] est devenue plus conflictuelle entre le Japon et la Chine, depuis que le gouvernement japonais a décidé, le 11 septembre 2012 de nationaliser trois des cinq îles de l’archipel, Uotsurijima/Diaoyu Dao, Kita-Kojima/Bei Xiaodao, Minami-Kojima/Nan Xiaodao, alors que jusqu’à présent une seule ne l’était, Taishojima/Chiwei Yu.
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mercredi 19 décembre 2012

La Chine en embuscade pour contrôler Internet


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Point.fr]

Le géant asiatique a plus d'internautes que l'Amérique du Nord et l'UE réunies, mais n'a pas son mot à dire sur l'avenir de la Toile.

Il est des moments dans l'histoire où la sauvegarde des libertés implique de ne pas respecter les grands principes fondateurs des démocraties. Une affirmation contestable, mais c'est, en substance, la position qu'ont essayé de défendre les Occidentaux lors de la conférence mondiale de l'Union internationale des télécommunications (UIT, un organe des Nations unies), qui s'est tenue du 3 au 14 décembre à Dubai. En jeu, l'avenir des télécommunications et donc, notamment, d'Internet (lire l'excellent bilan de notre confrère spécialisé, PCInpact). Les États-Unis, qui gardent aujourd'hui le contrôle des infrastructures d'Internet, et leurs alliés de l'Union européenne ont bloqué les initiatives des pays émergents. Pourtant, ces derniers ne réclament pas la lune : ils exigent un transfert du contrôle d'Internet à une organisation internationale comme l'ONU afin que Washington ne soit plus seul à disposer du "bouton rouge" sur le Net.
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lundi 17 décembre 2012

GEAB N°70 est disponible ! 2013, les premiers pas dans un « monde d'après » en plein chaos

- Communiqué public GEAB N°70 (15 décembre 2012) -

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par LEAP/E2020 depuis février 2009 (GEAB n°32), se traduit par une fragmentation du monde qui va s'accélérer l'année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d'après.

Ce sera une année sombre pour les États-Unis, perdant leur statut d'unique superpuissance et incapables d'influencer la construction d'une nouvelle gouvernance mondiale. Car, si tous les acteurs cherchent désespérément des solutions pour tirer leur épingle du jeu, seuls les pays et régions qui se sont préparés à affronter ce choc peuvent espérer peser dans l'émergence du monde d'après. […] Avec l'Euroland, né de la crise et se renforçant à chaque tempête telle une usine marée motrice, l'Asie et l'Amérique du Sud sont les mieux armées pour sortir gagnants du grand « remaniement » mondial, tandis que les vieilles puissances,
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lundi 19 novembre 2012

GEAB N°69 est disponible! Katrina-Sandy : D'un ouragan à l'autre, la fin de l'Amérique telle qu'on l'a connue


[Communiqué public GEAB N°69 (15 novembre 2012)]

Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis plusieurs mois, le choc majeur pour l'économie et la stabilité politique globale est bien arrivé en Automne 2012 sous la forme d'un événement symbolique qui fera date dans l'histoire mondiale : l'ouragan Sandy.

En anticipation politique, méthode sur laquelle LEAP fonde ses analyses (1), Sandy correspond à deux caractéristiques : l'événement « goutte d'eau » qui rend insupportable les défaillances accumulées et rompt un système ; et l'événement symbolique qui frappe les imaginations et transforme définitivement l'image d'une réalité - car il faut toujours distinguer entre la réalité d'un changement systémique (à l'œuvre depuis au moins 2008) et son acceptation collective (dans le cas présent : l'Amérique n'est plus ce qu'elle était). Le mois d'octobre 2012 restera donc dans les livres d'histoire comme la date de la fin de l'Amérique telle qu'on l'a connue au XX° siècle.
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vendredi 16 novembre 2012

L’Europe, vassale incertaine


Infographie : F. Descheemaekere

[La Croix]

Pierre Defraigne, Directeur exécutif de la Fondation Madariaga-Collège d’Europe

Dans l’agenda d’Obama II dominé par l’économie intérieure, la Chine et le Moyen-Orient, l’Europe apparaît comme une priorité de deuxième ordre. Elle est perçue plutôt comme alliée en difficulté que comme partenaire fiable.

 L’Amérique attend trois choses d’elle: une relance qui passe par le sauvetage de l’euro, une contribution à la stabilisation de l’est du continent et de son grand voisinage, et un appui, dans l’ordre géo-économique, à sa stratégie envers la Chine. Contrairement à une opinion souvent exprimée, si les difficultés de l’euro viennent bien d’Amérique, elles ne tiennent pas à un complot ourdi par Washington contre l’euro.
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Chine: les défis de Xi Jinping


Infographie : F. Descheemaekere

[Slate.fr]

La tâche qui attend le nouveau président chinois est bien plus difficile que celle qui attend Obama.

Maintenant que l’élection américaine est terminée, intéressons-nous à l’autre transition politique majeure: celle de la Chine. Comme aux Etats-Unis, la Chine est également à un tournant. Les détails diffèrent mais le problème central est le même: des changements structurels sont indispensables pour garantir une croissance future et plus de stabilité, et les chefs actuels du pays ont été incapables ou n’ont pas voulu mettre en place les réformes nécessaires pour remettre l’économie sur les rails du développement durable.
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mercredi 7 novembre 2012

Obama II et l’Europe


Cartoon : F. Descheemaekere

[Euractiv]

Barack Obama, réélu la nuit dernière, jouit d’une immense popularité en Europe. Il devrait renouveler son engagement qui vise à stimuler l’économie mondiale en relançant les relations commerciales transatlantiques, indiquent des analystes américains. Un reportage d’EurActiv en direct de Washington.

After 17-month, $2-billion (€1.5-billion) campaign, Obama clinched a second term, defeating his Republican challenger Mitt Romney. With results in from most states, America's first black president easily secured the 270 votes in the electoral college needed to win the race. Obama held a narrow lead in the popular vote. Before he made his acceptance speech, Obama’s official Twitter account quickly posted: “This happened because of you. Thank you.” 

Obama expected to re-launch US-EU trade relations

Obama will be tested immediately, with a "fiscal cliff" of expiring tax cuts and budget cuts looming on 1 January. He also will continue to put pressure on Europe to solve its eurozone crisis which also hurts the US economy – something European Council President Herman Van Rompuy and Commission President Jose Manuel Barroso seized on in congratulating Obama on his re-election.
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« Obama n'est pas plus enclin à prendre en compte l'intérêt des Européens »


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

La réélection de Barack Obama à la Maison Blanche est vivement saluée en Europe, mais il ne faut pas s'attendre à changement de l'attitude du président américain envers le vieux continent estime le chercheur de l'IRIS.

Que signifie cette réélection de Barack Obama pour l’Europe ? Faut-il s’attendre à un changement d’attitude ?

Non, la politique de Washington devrait rester stable. Barack Obama a été le premier président américain post-Européen, tourné vers le Pacifique. Malgré un voyage triomphal à Berlin en août 2008 durant sa campagne, il a été distant avec l’Europe. Dès le départ, il a préféré discuter avec les puissances émergentes. Dans la pratique il s’est rapidement rendu compte qu’il avait besoin des Européens, comme en Afghanistan. Et en 2010, quand pour des raisons intérieures, il a eu besoin de se « représidentialisé », c’est au Royaume-Uni et en Irlande qu’il s’est rendu. C’était presque un voyage initiatique, durant lequel il a mis en avant ses racines européennes, bu de la bière. Les Américains aiment élire un outsider mais veulent ensuite qu’il conserve les alliances classiques.
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Vu d’Europe : Entre les deux grands, l’Union doit se faire une place


Infographie : F. Descheemaekere

[La Croix]

Malgré ses nombreux atouts stratégiques, l’Union européenne est surtout perçue comme une puissance commerciale par Washington et Pékin. Son manque d’unité politique leur permet de jouer de ses divisions.

L’équilibre économique de l’Union européenne (UE) dépend des États-Unis et de la Chine, premier et deuxième clients de ses exportations. Inversement, Washington et Pékin ont eux aussi besoin de l’UE, qui est leur premier client. Une interdépendance qui pourrait jouer en faveur de l’Union, espace comptant 500 millions d’habitants dotés d’un niveau de vie élevé et affichant le premier produit intérieur brut au monde… Pour autant, le Vieux Continent n’est pas en position de force face à une Amérique qui entretient son leadership et à une Chine qui avance des pions sur la carte du monde.
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mardi 6 novembre 2012

L’Europe fait profil bas pendant le duel américain


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

À entendre certains politologues, les résultats de l’élection présidentielle américaine ne diminueront pas l’importance de l’UE à Washington, car l’Europe a un rôle à jouer. La plupart des analystes conservateurs ne partagent toutefois pas cet avis.

Europe gets rare mention in the stump speeches of Democrat Barack Obama and Republican Mitt Romney. In a debate on foreign policy last month, Europe was mostly absent, except for a references to Greece. Yet the Greek crisis and Europe’s leadership challenges has provided fuel for the American right, which is more dismissive of the European project and has led efforts to block US contributions for international bailouts of troubled eurozone countries. “The euro has always been a political project more than an economic project, so it is not surprising that it has run into serious difficulties,” said Ted Bromund, a senior research fellow in Anglo-US relations at the conservative Heritage Foundation in Washington. Heritage has a long history of influencing Republican policy and advising Republican presidents.
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La Chine mesure l'influence américaine


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Figaro]

Les responsables chinois n'attendent pas de changements fondamentaux de l'élection.

Les États-Unis ont gagné les dernières batailles, mais la Chine n'a pas encore perdu la guerre, cette guerre d'influence qui fait rage en Asie-Pacifique entre les deux puissances. Ce sentiment prévaut aujourd'hui dans les milieux intellectuels chinois. «Cette fois-ci, nous avons perdu, mais dans dix ans, ce sont les États-Unis qui perdront. Nous pouvons être plus patients qu'une administration américaine», déclarait récemment le professeur Shen Dingli, du centre d'études américaines de l'université Fudan, de Shanghaï. La Chine, en fait, a déroulé son tapis rouge devant son grand rival. Ces dernières années, les maladresses de sa montée en puissance ont alarmé toute la région. Les conflits territoriaux partout se sont enflammés, que ce soit avec le Vietnam, les Philippines ou le Japon.
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lundi 5 novembre 2012

UE-Turquie : perspectives ?


Infographie : F. Descheemaekere

[Diploweb]

Géopolitique de la Turquie et de l’Union européenne. Les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE ont été ouvertes en 2005. Sept ans plus tard, que devient la candidature de la Turquie à l’Union européenne ?

Le rapport 2012 de la Commission européenne consacré à la Stratégie d’élargissement apporte des éléments de réponse pour la partie européenne. Il confirme une situation de blocage politique déjà identifié dans le rapport 2011. En dépit d’un « programme pour le développement de relations constructives », lancé en mai 2012, la Commission européenne note en 2012 « que la Turquie n’ait réalisé aucun progrès sensible dans la mise en oeuvre intégrale des critères politiques suscite des inquiétudes croissantes. » […]  « LA TURQUIE est un pays qui compte pour l’UE, du fait du dynamisme de son économie, de sa situation stratégique et du rôle régional important qu’elle joue en contribuant à la politique étrangère et à la sécurité énergétique de l’UE. Déjà largement intégrée dans l’UE grâce à l’union douanière, la Turquie est devenue un précieux élément de la compétitivité de l’Europe. Réciproquement, l’UE reste le principal point d’ancrage de la modernisation économique et politique de la Turquie.
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lundi 29 octobre 2012

L’UE, modèle multipolaire ?


Infographie : F. Descheemaekere

Par Pierre VERLUISE, Directeur du Diploweb.com. Enseigne la géographie politique au Magistère de relations internationales et action à l’étranger de l’Université Paris I Panthéon – Sorbonne. Directeur de recherche à l’IRIS. 

Géopolitique de l’Union européenne. Dans un monde multipolaire, la multipolarité condamne-t-elle l’Union européenne à l’impuissance ? La première partie de cette étude de P. Verluise montrera que sa multipolarité n’empêche pas l’Europe communautaire de pouvoir mettre en avant une œuvre considérable. La seconde pointera certaines faiblesses européennes en partie induites par la multipolarité.

LA montée en charge progressive du Traité de Lisbonne, depuis le 1er décembre 2009, n’impose pas lors des sommets internationaux une représentation unique de l’Union européenne (UE). Ancien commissaire européen au Commerce devenu directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy le sait bien. Aussi a-t-il critiqué publiquement début 2010 la « représentation plurielle » des intérêts européens sur la scène planétaire. Il souhaiterait, par exemple, que les sept dirigeants européens susceptibles de participer aux prochains sommets du G20 s’expriment d’une seule voix [1]. L’Union européenne est, effectivement, un « modèle multipolaire » au sens de construction intellectuelle abstraite combinant plusieurs pôles.
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lundi 22 octobre 2012

Etats-Unis : Hyperpuissance ? Vingt ans après, le repli


Infographie : F. Descheemaekere

[Diploweb]

Géopolitique des Etats-Unis et du monde. Chercheur installé aux Etats-Unis, Arnaud Blin propose ici une ample réflexion sur les contradictions de la puissance américaine. Il montre comment Barack Obama a payé l’addition de son prédécesseur sans véritablement parvenir à changer le cap imposé par G.W Bush. L’influence globale de Washington s’est considérablement affaissée. L’auteur envisage le repli des Etats-Unis et ses conséquences géopolitiques pour le monde.

VINGT ANS après la « Fin de l’histoire » [1], quelles nouvelles de l’ « Hyperpuissance » ? A l’instar de la trilogie des Mousquetaires de Dumas, le Vingt ans après de l’Amérique post- guerre froide (ou post-moderne si l’on préfère) nous a gratifié d’aventures rebondissantes qui nous incitent à dresser un bilan improbable de ces deux dernières décennies. A l’heure où se profile une élection présidentielle importante, cet inventaire devrait nous aider à mieux comprendre si l’Amérique aura dans l’avenir la volonté de s’engager activement dans les affaires de ce monde ou si, au contraire, elle renoncera à assumer les responsabilités qui lui incombent en tant que première puissance mondiale.
Les Etats-Unis et le paradoxe de la puissance
Dans le domaine du sport, on dit souvent qu’il est plus difficile de défendre un titre que de l’acquérir.
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vendredi 19 octobre 2012

La Chine veut puiser dans l'expérience sociale européenne


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde]

Au cours des deux dernières années, les relations entre la Chine et l'Europe ont beaucoup progressé. Dans l'ensemble, elles sont bonnes. Nous n'avons aucun conflit grave, en dépit de quelques problèmes comme les demandes antidumping. Mais c'est naturel : l'Europe est un grand partenaire stratégique de la Chine.

Cui Hongjian, 42 ans, directeur des études européennes à l'Institut chinois d'études internationales, nous reçoit au siège de cet organisme associé au ministère des affaires étrangères, à Pékin. Le commerce entre la Chine et l'Union européenne (UE) a quadruplé au cours des dix dernières années. Avec 428 milliards d'euros d'échanges en 2011, l'Union européenne est aujourd'hui le premier partenaire commercial de la Chine et son premier débouché à l'export, tandis que la Chine est le second partenaire de l'Europe, derrière les Etats-Unis. Comme l'un des principaux points communs entre la Chine et l'Europe, M. Cui cite le souhait d'un "développement pacifique". "Quand l'Europe propose une intervention militaire quelque part, c'est pour arrêter quelque chose, pas pour en retirer quelque chose, dit-il en référence aux Etats-Unis. Nous aussi, nous partageons une vision multipolaire du monde, même s'il nous arrive d'avoir une idée différente de ce concept. Pour l'Europe, multipolarité signifie multilatéralisme.
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mercredi 17 octobre 2012

La crise de la dette redessine la carte de l'Europe

Infographie : F. Descheemaekere


[La Tribune]

Le succès de la N-VA indépendantiste en Flandre, la montée du séparatisme en Espagne, mais aussi la recentralisation projetée en Italie : autant d'exemples qui prouvent que la crise de la dette a aussi des conséquences géopolitiques au sein même de l'Europe.

La victoire de Bart de Wever à Anvers ce dimanche soir est plus qu'un avertissement pour la Belgique. C'est un véritable avertissement pour toute l'Europe qui aurait bien tort de ne pas l'écouter aussi attentivement que les sirènes un peu trop flatteuses du comité Nobel d'Oslo. Elle est le signe que la gangrène de la crise de la dette gagne désormais l'architecture politique du vieux continent. Certes, le nationalisme flamand ne date pas de la crise grecque. Pas plus que l'autonomisme catalan ou basque. Mais il serait naïf de penser que le vent favorable à ces mouvements ces derniers mois est totalement indépendant des turbulences que traverse l'Europe depuis deux ans et demi. Si elle n'est pas la cause, la crise de la dette peut être un accélérateur. Du reste, l'histoire est bien là pour nous rappeler que les crises de la dette souveraine ont quasiment systématiquement des conséquences politiques.
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lundi 15 octobre 2012

Qatar : quelle stratégie régionale ? De l’influence à la puissance


Infographie : F. Descheemaekere

[Diploweb]

Par Mehdi LAZAR, géographe, chercheur associé au laboratoire Géographie-Cités

Géopolitique du Qatar. M. Lazar répond brillamment à deux questions. Que cherche le Qatar par sa politique étrangère de plus en plus interventionniste ? Pourquoi un pays géographiquement et démographiquement aussi faible devient-il aussi visible ? Un article de référence pour comprendre l’actualité et ses prochains développements.

PAYS INCONTOURNABLE dans l’actualité, agaçant pour certains et fascinant pour d’autres, le Qatar est devenu très visible grâce à sa chaîne de télévision, à ses investissements financiers massifs dans le sport, l’industrie ou la finance mais aussi par son basculement récent dans une diplomatie d’engagement. Le Qatar est en effet passé depuis le début des printemps arabes d’une volonté d’influence à une volonté de puissance. A ce titre, on peut se demander ce que le Qatar cherche d’une politique étrangère de plus en plus interventionniste, mais aussi pourquoi un pays géographiquement et démographiquement aussi faible est-il aussi visible ?
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lundi 8 octobre 2012

Les régions d’Europe les plus riches veulent leur indépendance


Infographie : F. Descheemaekere

Europe’s Richer Regions Want Out

[The New York Times]

CATALONIA may be the catalyst for a renewed wave of separatism in the European Union, with Scotland and Flanders not far behind. The great paradox of the European Union, which is built on the concept of shared sovereignty, is that it lowers the stakes for regions to push for independence.

While a post-national European Union may be emerging out of the euro zone crisis, with a drive for more fiscal union and more centralized control over national budgets and banks, the crisis has accelerated calls for independence from member countries’ richer regions, angry at having to finance poorer neighbors. Artur Mas, the Catalan president, recently shook Spain and the markets with a call for early regional elections and promised a referendum on independence from Spain, although Madrid considers it illegal. Scotland is planning an independence referendum for the autumn of 2014. The Flemish in Flanders have achieved nearly total autonomy, both administrative and linguistic, but
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