mardi 15 novembre 2011

L'Europe vit son "heure la plus difficile" depuis 1945, selon Merkel

[Libération]

Après avoir imposé ses vues en Europe face à la crise de la dette, la chancelière allemande Angela Merkel a tenté lundi de mobiliser son propre camp, conservateur, réuni en congrès avec un plaidoyer pro-euro.

Devant un millier de délégués de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), réunis à Leipzig (ex-RDA), Angela Merkel a prévenu d'emblée que l'Europe connaissait "l'une des heures les plus difficiles depuis la Seconde guerre mondiale et peut-être même la plus difficile". "L'heure est venue pour une percée vers une nouvelle Europe", a insisté la chancelière.
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Mario Monti, l'austère professeur

[Le Monde]

Ils sont venus un à un lui serrer la main, les amis de toujours comme ceux qui aimeraient le devenir. Ils ont fait cercle autour de lui dans l'hémicycle du palais Madama, siège du Sénat italien. Vendredi 11 novembre, à peine nommé sénateur à vie par le président de la République et pas encore chargé de former le nouveau gouvernement pour sortir l'Italie du gouffre où Silvio Berlusconi l'a plongée, Mario Monti, 68 ans, casque de cheveux blancs, a pu savourer sa première victoire : 22 secondes d'applaudissements ont salué son arrivée. La suite sera peut-être moins triomphale.
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Crise de la démocratie ? On ne va pas pleurer Berlusconi et Papandréou, quand même !

[Le Taurillon]

On entend depuis quelques jours des voix s’élever, et de façon légitime, pour s’émouvoir de l’importance qu’ont prise les marchés et les impératifs économiques de la zone euro dans le choix des chefs de gouvernement italiens et grecs. Les berceaux de la démocratie et de la république semblent aller à rebours des principes qu’elles ont apporté au monde, et ce bien malgré elles.

En Grèce, Papademos a été choisi au détriment de plusieurs autres prétendants au poste de Premier ministre du gouvernement d’union nationale, dont le président de l’Assemblée nationale grecque, après la démission de Georges Papandréou, dont l’idée de référendum n’a pas fait long feu sous le tir croisé de réprobations de Paris et de Berlin.
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Goldman Sachs, le trait d'union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos

[Le Monde]

Qu'ont en commun Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos ? Le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec appartiennent à des degrés divers au "gouvernement Sachs" européen.
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Europe à deux vitesses : l'UE réfléchit à une solution

[Euractiv]

La crise de la dette a forcé les dirigeants européens à réaliser que l'union monétaire requérait une intégration économique plus forte dans la zone euro, ainsi qu'un plus grand transfert de pouvoirs à Bruxelles. Le débat se concentre aujourd'hui sur la manière de gérer les relations complexes entre les Etats membres de la zone euro et ceux qui sont restés en dehors.
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lundi 14 novembre 2011

Les impacts de la crise aux Etats-Unis : la fin du rêve américain !

La crise ne touche pas que l’Europe, on a trop tendance à l’oublier. La situation aux Etats-Unis est au moins aussi grave.

Déjà frappé de plein fouet par la crise financière de 2008 dont il ne parvient pas à se remettre malgré les plans de relance, le pays doit faire face à l’accroissement incontrôlé de sa dette publique qui dépasse 14.500 milliards de dollars, soit 74% du PIB à fin 2011. Tant et si bien qu’au début du mois d’août dernier, l’agence de notation Standard and Poor’s a dégradé d’un cran sa note qui était "AAA" depuis 70 ans, c’est-à-dire depuis la création de cette agence en 1941. Alors qu’il a déjà dû payer l'an dernier pour 414 milliards de dollars d'intérêts sur sa dette publique, soit 2,7% de son PIB, l'abaissement de cette note va provoquer un surcoût annuel de 100 milliards de dollars pour ses comptes publics.

Les conséquences de cette « double-dip crisis » (crise à double-creux) est souvent dramatique pour des centaines de milliers de familles américaines de la classe moyenne, qui contrairement aux Européens, ne bénéficiant pas de « safety-net » (filet de protection sociale), basculent du jour au lendemain dans la pauvreté.


                                                       François Descheemaekere

Ne pas manquer de lire le document ci-après qui fait le point sur les principaux impacts de la crise aux Etats-Unis.
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Grèce et Italie : le retour des technocrates qui ont contribué à générer la crise

[Le Point.fr]
 
Lucas Papademos et Mario Monti sont-ils les plus qualifiés pour sortir leur pays de la crise ? 

Lucas Papademos a été vice-président de la Banque centrale européenne. Ce gestionnaire sans esbroufe a quitté son bureau tranquille, à l'université de Harvard, où il enseignait l'économie. L'intitulé de son cours ? "La crise économique mondiale : réponses et défis". Les Grecs en premier, les dirigeants de la zone euro derrière, tous espèrent que celui qui a accepté, au terme d'interminables tractations, de devenir Premier ministre de Grèce arrive à Athènes avec, dans sa besace, suffisamment de réponses pour relever le défi d'éviter la faillite à son pays.En Italie, Mario Monti est fortement pressenti pour succéder à un Silvio Berlusconi totalement démonétisé.
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Les Européens font corps pour défendre l'euro

[Coulisses de Bruxelles]

Les démissions, à quelques jours d’intervalle, du Grec Georges Papandréou et de l’Italien Silvio Berlusconi peuvent être interprétées comme une victoire des marchés qui ne croyaient plus à la capacité de ces deux chefs de gouvernement de mener à bien les réformes nécessaires pour redresser les comptes publics de leurs pays respectifs. Leur remplacement par des techniciens incorruptibles, Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne, et par Mario Monti, ancien commissaire européen (1994-2004) ne peut que les rassurer.
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Les banques européennes attaquent la zone euro

[Coulisses de Bruxelles]

Le scénario du pire est en train de se produire : les banques européennes se débarrassent à tour de bras de la dette souveraine des pays de la zone euro jugés « à risques », au risque de précipiter la monnaie unique dans le gouffre. Ce mouvement, qui a débuté fin juillet, s’accélère et touche désormais la dette hexagonale qui n’est plus considérée comme un actif tout à fait sûr. C’est ce qui explique la montée accélérée des taux d’intérêt italien et l’écart de taux de plus en plus grand entre les obligations allemandes et françaises.
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L'Europe risque une nouvelle récession selon la Commission


[L'Expansion.com] 

La Commission européenne craint une nouvelle "phase de récession" en Europe. Elle vient de rabaisser fortement sa prévision de croissance pour 2012 à 0,5% contre 1,8% attendus initialement.

L'Europe risque de connaître une nouvelle "phase de récession", a averti jeudi la Commission européenne en révisant fortement en baisse sa prévision de croissance pour la zone euro l'an prochain à seulement 0,5% contre 1,8% attendu auparavant. "La croissance s'est arrêtée en Europe et nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession", a prévenu le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à l'occasion de la publication des prévisions économiques d'automne de l'exécutif européen.
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