mercredi 2 janvier 2013

Bons et mauvais côtés de 2012, suspense pour 2013...


Infographie : F. Descheemaekere

[Myeurop]

L’année qui s’achève a été marquée par les cortèges des victimes de la crise. Mais aussi par deux grands événements sportifs. Pour 2013, l’Europe retient son souffle et regarde vers l’Italie et, surtout, l’Allemagne.

Deux grandes actualités ont marqué le continent l’an dernier. Une actualité plutôt sombre avec la dégradation de la situation économique et sociale qui a suscité des mouvements de protestation de grande ampleur contre les politiques d’austérité mises en oeuvre dans de nombreux pays. Avec, également, une actualité plus riante découlant de l’organisation très réussie des deux grands événements sportifs de l’année: les Jeux Olympiques de Londres et l’euro 2012 de football organisé en Pologne et en Ukraine. Les grand messes du sport ont eu des retombées économiques évidentes.
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L'irrésistible essor des étudiants émergents


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde]

En 2013, l'Asie devrait clairement distancer l'Occident en tant qu'"usine à étudiants". Les nouvelles puissances économiques du G20 non membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) - la Chine, l'Inde, l'Indonésie en premier lieu, puis l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, le Brésil, la Corée du Sud et la Russie - devraient former 78 millions d'étudiants, contre 71 millions pour les vieux lions d'Occident (appartenant au G20 et à l'OCDE) : Allemagne, Australie, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Turquie.

La bascule a eu lieu en 2011, indiquait en mai l'OCDE. En 2020, 40 % des 204 millions d'étudiants des pays de l'OCDE et du G20 viendront de deux pays : Chine et Inde. Les Etats-Unis et l'Union européenne ne pèseront plus que pour un quart du total. Dans un contexte où le nombre d'étudiants aura doublé dans le monde entre 2000 et 2020, la perte de leadership de l'Occident souligne l'essor de la Chine (et de l'Inde) en matière d'enseignement supérieur. La progression chinoise est spectaculaire : le nombre d'étudiants, d'universités et de publications scientifiques ont, en quelques années, explosé.
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L’exil fiscal : la faute de l’UE ?



Adieu Obélix

[Les Euros du Village]

Michel CLAMEN. Ancien expert auprès de la Commission européenne (1974-85), il a été très proche collaborateur de ministres français des Affaires européennes (1988-94), puis responsable de la Mission Europe au Ministère de la Défense (1993-94). Il est Directeur du Master 2 de Relations européennes & lobbying à l’Institut Catholique de Paris (FASSE). 

L’actualité française met l’exil fiscal en débat. Après quelques grands patrons, après quelques milliardaires, après quelques patrons milliardaires, voici que c’est une grosse vedette qui choisit ostensiblement de résider à l’étranger, à quelques pas de notre frontière mais « du bon coté » (fiscal). Invectivé par nos dirigeants politiques, l’intéressé s’explique dans le style auquel il nous a habitués, qui est à l’image d’Obélix, lourd et tonitruant : par ses prélèvements confiscatoires, la France organiserait la « chasse » au talent.

Si l’anecdote a enflammé l’opinion, c’est que la personnalité truculente a rendu l’affaire visible. Mais à force de prendre parti en critiquant ou en soutenant l’exilé volontaire, on risque d’occulter le problème de fond. Bien d’autres exils ont lieu, que l’on ne remarque pas. Ce n’est pas d’hier que, plus discrètement, de jeunes diplômés voient leur avenir hors des frontières, que des entreprises situent leurs usines ou leur siège social à l’étranger. La France serait-elle devenue un pays que l’on fuit ?
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Noces d’or franco-allemandes : le couple est-il fini ?


Infographie : F. Descheemaekere

[Diploweb]

Par Ulrike GUEROT, Directrice du bureau de Berlin du Conseil européen des relations étrangères (European Council on Foreign Relations, ECFR)

France et Allemagne ont des conceptions éloignées en matière économique et sur les formes souhaitables de l’intégration européenne. L’Allemagne craint que la France n’effectue pas les réformes de structure nécessaires en matière économique ; et elle s’étonne que ses propositions d’union politique ne suscitent en France aucun écho. C’est ensemble que Paris et Berlin doivent formuler des propositions pour une intégration à la fois économique et politique, ferment d’un nouveau projet européen.

CINQUANTE ans avant la signature du traité de l’Élysée [1] : 1913 – l’Europe n’a pas encore succombé à sa « deuxième guerre de Trente Ans ». 1963-2013 est évidemment plus « romantique » que 1913-1963, même si la France et l’Allemagne se sont beaucoup opposées depuis 50 ans : sur la Communauté européenne de défense (CED) ; sur le traité de Rome qui manque échouer sur le libre-échange des bananes ; sur le plan Fouchet refusé par l’Allemagne comme allant à l’encontre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ; sur le traité de l’Élysée même, que de Gaulle comparait à une jeune fille ou à une rose en danger de se flétrir.
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La Turquie accuse l’UE de bigoterie


Infographie : F. Descheemaekere

Turkey accuses EU of bigotry

[Euractiv]

Turkey accused the European Union of bias and bigoted attitudes towards the EU candidate country on Monday and blamed it for undermining the Turkish public's trust in the bloc.

Turkey criticised the European Commission's latest report on its progress towards EU membership as it presented for the first time its own report highlighting its reforms over the last year. Turkey began accession talks in 2005 but the process has ground to a halt due to an intractable dispute over Cyprus, the divided island state which Turkey does not recognise, and opposition from core EU members France and Germany. Despite waning domestic support for joining the EU, Ankara has continued to push for full membership of the union
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Les lobbies bruxellois champions des ONG bidons


Infographie : F. Descheemaekere

[Myeurop]

Les lobbies au centre du Bruxelles business

Tous les moyens sont bons pour certains lobbies à Bruxelles pour influencer les eurodéputés ou la Commission européenne. Créer de créer de fausses ONG pour promouvoir les intérêts d'une industrie fait partie du registre. Le dessous des cartes avec Martin Pigeon, chercheur au sein de CEO, un lobby anti-lobbies proche des altermondialistes.

Cela peut paraître paradoxal, mais les lobbies anti-lobbies - ou du moins contraires à certaines formes de lobbyisme - existent. À Bruxelles, Corporate Europe Observatory (CEO - Observatoire de l'Europe des Entreprises ) est l'un des plus actifs. Comme son nom l'indique, l'association a pour principal objet d'être la vigie de l'influence des entreprises à Bruxelles. C'est pourquoi CEO, créé, entre autres, par Olivier Hoedeman - l'un des deux protagonistes du documentaire "The Brussels Business"- s'intéresse de très près au lobbying,
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vendredi 21 décembre 2012

Dernière parution d’Actualités d’Europe avant les fêtes


 

Actualités d’Europe vous souhaite un Joyeux Noël et de très belles fêtes de fin d’année.



François Descheemaekere


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Depardieu, Google, Total... Qui veut résister au paradis fiscal?


Cartoon : F. Descheemaekere

[Slate.fr]

Les récentes polémiques sur les pratiques d'optimisation fiscale sont les avatars symboliques de la panne d’Europe. A quand une «coordination renforcée» des Etats favorables à une convergence fiscale?

Malgré tout ce qui peut être choquant dans l’organisation de son exil fiscal, la désertion de Gérard Depardieu en Belgique pour échapper au fisc français n’a rien d’illégal. Et elle ne constitue qu’une toute petite partie émergée des effets opaques de l’absence d’harmonisation fiscale en Europe. Rien que pour la France, le coût de l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers a été chiffré entre 30 et 36 milliards d’euros par an dans un rapport du Sénat paru l’été dernier. Au niveau européen, la Commission évoque le millier de milliards d’euros! C’est dire à quel point le phénomène s’est développé, sans qu’on cherche apparemment à l’enrayer. Impuissance des gouvernements? Même pas. Car certains comme au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Belgique, en Irlande... n’ont aucune envie de progresser dans la voie d’une harmonisation. On peut même souligner leur efficacité pour freiner toute évolution.
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Rigueur sans précédent en Espagne


Infographie : F. Descheemaekere

[Fenêtre sur l'Europe]

Les députés espagnols ont approuvé jeudi le budget 2013 du pays, marqué par une austérité sans précédent et un tour de vis de 39 milliards d'euros, qui devait être accueilli dans la soirée à Madrid par un "cortège funèbre" de la mouvance des indignés, pour dénoncer "le budget de la faim et de la misère".

Dans un climat social très lourd, plombé par un chômage à plus de 25%, une pauvreté galopante, des manifestations quotidiennes, ce budget vise à redresser les comptes publics du pays, quatrième économie de la zone euro, plongé dans la crise depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008. Une politique de la rigueur à outrance de plus en plus contestée par les économistes,
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Europe : retour sur rigueur, en attendant la croissance


[Metro]

En Europe, les effets positifs des mesures de rigueur prises ces derniers mois commencent à se faire sentir mais la situation de la zone reste fragile. Sans retour de la croissance, les situations particulièrement préoccupantes de la Grèce ou de l'Espagne pourraient devenir explosives après plus de deux ans d'efforts intenses.

Le candidat Hollande en avait fait l'un des axes de sa campagne présidentielle : réviser le Pacte dit "Merkozy" redéfinissant des règles budgétaires strictes pour les Etats de l'UE, afin d'y injecter des mesures en faveur de la croissance. C'est finalement un pacte spécifique sur le sujet qui sera approuvé fin juin, avec l'idée partagée au sein de l'Union que la seule rigueur risquerait de plonger ses membres dans une situation inextricable. A l'aube de 2013 et cinq ans après le début de la crise financière, les efforts commencent à porter leurs fruits mais la croissance, elle, peine à faire son retour, enfonçant un peu plus des pays en très grande difficulté. C'est le cas de l'Espagne, qui devait adopter jeudi un budget 2013 sans précédent de 39 milliards d'euros d'économies
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