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| Infographie : François Descheemaekere |
La montée de l’euroscepticisme et de l’extrême droite est de plus en plus visible en Europe. Face à la mondialisation et à la crainte d’une perte des identités, une partie de la population se réfugie dans un mythe national censé les protéger. Ce phénomène doit nous pousser à réfléchir sur les identités européenne et nationale. Quelles sont leurs imbrications et leur devenir ? Pour réaliser une Europe forte et unie il est nécessaire de répondre à cette question.
L’extrême droite monte en puissance dans toute l’Europe. Il n’y a qu’à consulter les derniers résultats aux élections législatives des différents pays européens pour s’apercevoir de ce regain : 29 % pour le FPO Autrichien (2008), en Norvège le FrP obtient 23 % (2009), les « Vrais Finlandais » séduisent 19 % de l’électorat (2011), le parti Hongrois Jobbik comptabilise quant à lui plus de 16 % des voix en 2010, sans oublier les Pays-Bas, le Danemark, la Lituanie et tant d’autres pays où le national-populisme fait des émules. Les thèmes récurrents de ces partis sont l’immigration ce que Michel Winock décrit comme « la peur du métissage génétique et l’effondrement démographique », la défense de l’identité nationale, l’indépendance
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