mardi 12 juin 2012

La Chine adjure l’UE d’agir rapidement et fermement pour résoudre la crise de la dette

Infographie : François Descheemaekere
EU must get firm grip on debt crisis

[China Daily]

China urged Europe and the upcoming G20 summit to reach a "timely" and "decisive" consensus to prevent the European financial crisis from spreading, Vice-Minister of Finance Zhu Guangyao said on Monday.

"We have to admit that, at present, the eurozone is faced with severe challenges, as the debt crisis deteriorates," he said at a news conference on the G20 which will be held on June 18 to 19 in Los Cabos, Mexico. President Hu Jintao will attend the summit. "We hope the summit will target the major problem in the world economy and come up with stable and powerful responses," Zhu said. China expects Europe to address the issues of debt more decisively, although the European Union and the European Central Bank were taking important steps to tackle it, he said.
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Le rêve européen est en train de mourir sous nos yeux


Infographie : François Descheemaekere
[Slate.fr]

La relance seule ne sauvera pas l'Union. François Hollande doit agir pour empêcher que ce rêve, qui était celui de la France, disparaisse.

Si le gouvernement croit qu'une relance de la croissance européenne peut lui permettre de gagner assez de points de PIB pour stabiliser le chômage et échapper à des coupes budgétaires sacrificielles, il se trompe. Le réalisme doit le conduire à ne pas attendre beaucoup de cette trop vantée «relance européenne», du moins telle qu'il l'envisage, c'est-à-dire sans changement fédéral. Il en irait tout autrement si la France, tournant la page de quinze ans d'euroscepticisme, redevenait la force d'entraînement de l'Union. Si, en clair, François Hollande défaisait les bottes de plomb de Chirac-Jospin pour chausser celles, allantes, de Giscard-Mitterrand. Mais le voudra-t-il? Pour l'heure, sur la table des discussions ouvertes sur «l'Europe de la croissance», il y a sept «instruments» ou, si l'on veut sept manières d'agir, depuis la Banque européenne d'investissement (BEI) jusqu'à la hausse des salaires en Allemagne en passant par la baisse de l'euro. Patrick Artus a calculé pour chacun l'incidence potentielle sur la croissance (1).
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Le prix de l’euro : l’argent allemand et l’indépendance française


Infographie : François Descheemaekere
[Presseurop / Süddeutsche Zeitung]

Fidèle à sa ligne pro-européenne, la Süddeutsche Zeitung estime dans son éditorial que “le sauvetage de l’Europe” passe par la création d’euro-obligations et donc la création d’une fédération européenne.     

Si l’euro et le projet historique et inédit de l’Europe unie doivent être sauvés, c’est aux deux Etats les plus forts d’y contribuer avec leurs trésors les plus chers : l’Allemagne avec son argent, et la France avec sa souveraineté. Soit les Allemands “acceptent les euro-obligations soit l’euro meurt”, assure le quotidien.
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Euro: comment éviter la catastrophe?


Infographie : François Descheemaekere
[Telos]

Agnès Bénassy-Quéré est Directrice du CEPII. Elle est également Chercheur associé à Paris School of Economics et Professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est membre du Conseil d'analyse économique, de la Commission Économique de la Nation et du Cercle des économistes.

L’introduction d’un dispositif de type euro-obligation (ou eurobond), qui mutualiserait tout ou partie des dettes publiques de la zone euro  et en garantirait le remboursement, se heurte  à trois difficultés majeures, difficilement surmontables à court terme : (1) la solidarité entre Etats-membres implique une co-décision des politiques nationales, donc une forme intégration politique ; (2) une telle initiative suppose de modifier non seulement le traité européen (et sa règle de non-renflouement d’un Etat par ses partenaires), mais aussi les constitutions nationales (pour intégrer le niveau européen en matière décisionnelle et de solidarité) ; (3) le niveau de confiance entre Etats-membres est probablement trop faible aujourd’hui pour qu’une solidarité puisse s’exercer à grande échelle.
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Fièvre protectionniste chez les partenaires commerciaux de l’UE


Infographie : François Descheemaekere
[Euractiv]

Selon un rapport de la Commission, les mesures protectionnistes mises en place principalement par les pays émergents ont crû de 25% en huit mois. 

Malgré leur implication au G20 pour un dialogue entre nations, certains pays utilisent de plus en plus de mesures protectionnistes pour verrouiller leur économie. Selon un rapport de la Commission présenté le 6 juin, 123 nouvelles mesures protectionnistes ont été enregistrées en huit mois (entre septembre 2011 et le 1er mai 2012), soit une hausse de 25%. En tout, 534 mesures auraient été adoptées depuis le début la crise, en octobre 2008. Seules 13 d'entre elles ont été abrogées. Barrières à la frontière Cette tendance protectionniste est particulièrement visible dans les économies émergentes. L’Argentine, la Russie, l’Indonésie et le Brésil puis la Chine sont, dans l’ordre, les pays qui ont instauré le plus de barrières susceptibles de limiter les échanges commerciaux depuis le début de la crise.
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Rio+20: le sommet pour les nuls



Infographie : François Descheemaekere
[L’Express.fr]

Les grandes manoeuvres ont commencé à Rio de Janeiro qui accueillera, à partir du 20 juin, le sommet de l'ONU consacré à l'environnement et au développement. Décryptage à deux semaines de l'ouverture.  

Quel est l'objectif de cette conférence? Ce sommet a pour objectif de faire émerger, 20 ans après le sommet de Rio, des solutions positives sur l'environnement et le développement, de mettre en valeur les expériences concrètes et de les faire partager... Il s'agit d'un grand processus intergouvernemental auquel les ONG et les entreprises sont associées.
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lundi 11 juin 2012

L'Espagne rejoint le « groupe de la dette »


Infographie : François Descheemaekere
[Euractiv]

Madrid a obtenu l'assurance de recevoir 100 milliards d'euros d'aide dans le but d'éviter des retraits massifs dans ses banques dans le cas où la crise de la dette reprendrait le dessus. Des Espagnols furieux ont toutefois accusé le premier ministre, Mariano Rajoy, de faire preuve d'un triomphalisme inopportun et de s'être rendu en Pologne pour regarder son pays jouer au football dans le cadre de l'Euro 2012.

Après avoir martelé pendant des semaines que l'Espagne n'avait pas besoin d'aide pour recapitaliser ses banques suite à l'éclatement d'une bulle immobilière, M. Rajoy a dû faire appel à la zone euro et demander son assistance pour éviter la catastrophe, ont déclaré des fonctionnaires européens impliqués dans les négociations. Les 17 pays de la zone euro ont décidé samedi de prêter à Madrid jusqu'à 100 milliards d'euros pour son fonds de sauvetage des banques, plus que nécessaire selon un récent audit. Leur objectif est donc de rassurer les investisseurs et de mettre en place un nouveau pare-feu contre la crise.
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L’union politique, plus facile à dire qu’à faire


[Presseurop / Financial Times Deutschland, Le Figaro]

Angela Merkel voudrait aller vers plus de fédéralisme et évoque une Europe à deux vitesses. Mais cela pose des difficultés juridiques jusqu’en Allemagne et creuse le fossé avec François Hollande.

La chancelière allemande veut donner plus de pouvoir à Bruxelles. Le 7 juin, à la télévision allemande, Angela Merkel a affirmé qu’une union monétaire devrait s’accompagner d’une union politique “donnant plus de possibilités de contrôle à l’Europe”. Dans ce cas, titre le Financial Times Deutschland, “l’aigle fédéral perdra des plumes”. Le quotidien économique prévient en effet que le transfert de compétences est une opération extrêmement difficile.
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La Grèce sous très haute tension préélectorale

Infographie : François Descheemaekere

[Myeurop]

Le climat préélectoral en Grèce est délétère. Les chaines de télévision prédisent le déluge si les Grecs votent pour les partis favorables à la renégociation du plan de rigueur. Et les appels à "bien voter" pour éviter le pire de la France et de l'Allemagne n'arrangent rien.

Depuis les élections du 6 mai, qui ont vu la chute des deux grands partis (les socialistes du PASOK et les conservateurs de la Nouvelle Démocratie), ayant gouverné la Grèce depuis la chute de la dictature, le pays attend le 17 juin et le nouveau scrutin pour savoir quel est son nouveau destin. L’arrivée du SYriza, Coalition de la Gauche Radicale à la 2° place, et l’apparition d’un parti d’extrême-droite à l’assemblée ont totalement chamboulé la donne électorale. Les sondages officieux (interdits de parution 15 jours avant le vote) donnent Syriza vainqueur aux élections législatives du 17 juin prochain, avec des scores entre 25 et 30 %. Cela lui assurerait le bonus de 50 députés supplémentaires accordé au parti arrivé en tête.
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Géopolitique de la France : quelles sont les conséquences de la crise économique ?


Infographie : François Descheemaekere
[Diploweb]

Par Pierre VERLUISE, Docteur en géopolitique de l’Université Paris-Sorbonne. Directeur du site géopolitique Diploweb.com. Directeur de recherche à l’IRIS. 

La crise économique contrarie le calcul français à propos de l’Europe de la défense et redistribue les cartes à l’avantage de l’Allemagne.

LA CRISE venue des Etats-Unis en 2007-2008 déploie ses effets sur les fondamentaux et les jeux de puissance. Rien ne sera plus comme avant. Dans le cas de la France, quelles sont les conséquences géopolitiques de la crise économique ? La crise économique contrarie le calcul français à propos de l’Europe de la défense et redistribue les cartes à l’avantage de l’Allemagne. […] la crise économique donne l’occasion à l’Allemagne d’apparaître a minima l’égale de la France et le plus souvent en position dominante à l’égard de Paris, comme de tous les autres Etats membres d’ailleurs. Pourquoi ?
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