jeudi 6 octobre 2011

Les entreprises françaises croient toujours en l’Europe

Ils plaident pour plus de gouvernance et d’intégration de l'UE, indique un sondage commandé par la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris.

L’Europe a toujours la cote auprès des chefs d’entreprises français. La moitié d'entre eux considèrent que l'augmentation de ses prérogatives serait l’issue la plus favorable à la crise de la zone euro, révèle une enquête d’opinions menées par la CCIP auprès des chefs d’entreprises. « La monnaie unique n’est pas remise en cause, même si certains sont en faveur d’une Europe à deux vitesses ou d’une sortie de la zone des pays trop endettés », explique Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP). Une crise européenne, pas mondiale.
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Les PME ont peur d'utiliser le cloud computing

Les PME européennes pourraient engendrer des bénéfices supplémentaires d'1,2 milliard d'euros si elles décidaient de se lancer dans l'informatique en nuage (« cloud computing »), ont expliqué les participants à une table ronde hier (4 octobre).

The cloud – infrastructure, software, data or applications held off companies’ premises and accessed via the Internet – can hone economies of scale by cutting out hardware costs and reducing SMEs costs per unit as demand increases. “Talking to SMEs in many member states we know they are afraid about what will happen to their data, there needs to be a form of education about the extent to which third parties may be privy to their data,” said Mauricevan der Woude, the general director of Eurocloud Europe, a trade group supported by  Microsoft and other companies.
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La fin de l'aide alimentaire, ce serait la fin de l'Europe solidaire

Si l’Union européenne devait couper l’aide alimentaire communautaire à ses concitoyens, c’est toute sa politique dans l’humanitaire qui serait menacée. Alors qu’elle est fondée sur un principe de solidarité.

La solidarité ne se saucissonne pas. Au cas où l’Europe ne serait pas capable de maintenir une aide alimentaire aujourd’hui distribuée à 13 millions de personnes qui, sans elle, ne mangeraient pas à leur faim, c’est le principe même de la dynamique européenne qui serait remis en question. On ne méconnaît pas les raisons pour lesquelles le débat sur le programme d’aides européen aux plus démunis (PEAD), structuré et installé en 1987, est justement contesté aujourd’hui par un certain nombre de pays. Sous l’effet de la crise, l’Europe prend l’eau et d’aucuns peuvent chercher à en profiter pour la pousser un peu plus vers le fond. Mais que, au moment où des plans d’aides se chiffrent par centaines de milliards d’euros, certains pays avancent des arguties juridiques pour attaquer le soutien communautaire aux plus démunis, voilà qui tient de l’obscénité.
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mercredi 5 octobre 2011

L'Europe cherche à éviter une grave crise bancaire

Les pays européens envisagent un plan coordonné pour renflouer leurs banques, fragilisées par l'impact de la crise de la dette qui a fait une première victime dans l'Union monétaire avec le groupe franco-belge Dexia, en cours de démantèlement.

 "Il y a un sentiment d'urgence parmi les ministres" européens des Finances "et il nous faut aller de l'avant" pour recapitaliser les banques qui en ont besoin, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, dans une interview publiée sur le site internet du Financial Times. "Nous partageons de plus en plus l'opinion que nous avons besoin d'une approche concertée, coordonnée en Europe", a-t-il dit, "le capital des banques européennes doit être renforcé afin de leur donner une marge de sécurité et ainsi de réduire l'incertitude" sur les marchés.
[…] "La grande inquiétude est que les fortes turbulences sur les marchés financiers ne dégénèrent en une crise bancaire", a-t-il dit à Luxembourg, en se disant prêt à réactiver dans son pays un mécanisme de soutien d'urgence au secteur si nécessaire.
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L'Europe est bien menacée d'un retour en récession, estime S&P

La détérioration du climat des affaires sur les marchés européens et le ralentissement en vue de la croissance aux Etats-Unis pèsent sur les perspectives de croissance économique de l'Europe, explique Standard & Poor dans un rapport publié mardi, intitulé "The Specter Of A Double Dip In Europe Looms Larger" (le spectre d'un retour en récession en Europe s'agrandit). En raison de l'évolution du marché ces dernières semaines, Standard & Poor a, pour la deuxième fois en l'espace de cinq semaines, révisé à la baisse ses prévisions, n'attendant plus qu'une progression de +1,1% du PIB de la zone euro en 2011, contre 1,5% précédemment anticipé, et une progression de 1,7% (et non 1,8%) au Royaume-Uni.
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Rester pauvre ou partir, le dilemme des jeunes Grecs

Surtout, continuer de se lever tôt. Depuis un an et demi, Dimitra Mareta est au chômage et s'impose le même rituel : réveil à 8 heures avant de consulter sa boîte e-mail en buvant son café, à l'affût du courrier d'un éventuel employeur. Mais depuis quelques mois, cette Athénienne de 30 ans n'espère plus aucune réponse, elle envoie d'ailleurs deux fois moins de CV : il n'y a pas de travail. Cette habitude matinale sert uniquement à la maintenir "éveillée", explique la diplômée en communication et sciences politiques. "Je suis extrêmement déçue, j'essaie de penser que mon chômage n'est pas de ma faute, commente Dimitra, avant de reprendre : "Je me sens en colère. Mais je ne me sens pas seule." Dimitra est en effet loin d'être seule. En Grèce, les premières victimes de la crise économique sont les jeunes.
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L'éthique de travail protestante du XIXème explique-t-elle le clivage des pays européens sur la question de la crise de l'euro?

Les recherches menées par le Centre for Competitive Advantage in the Global Economy (CAGE) à l’université de Warwick suggèrent que l’éthique protestante du travail a été cruciale pour donner une impulsion aux économies des pays du nord de l’Europe au XIXème siècle, et qu’elle joue toujours un rôle dans la façon dont les pays du nord considèrent les « sudistes » empêtrés dans la crise de la dette.

L’économiste et sociologue allemand Max Weber avait expliqué que le protestantisme a encouragé ses fidèles à travailler dur parce que « le travail est une fin en soi de la vie humaine » dans la foi protestante. Cela expliquerait pourquoi les régions à dominance protestante sont plus développées que les régions catholiques. Le Dr Sascha Becker, vice-Président du CAGE a repris les données pour découvrir comment on pouvait expliquer la théorie de Weber. Il a examiné des données concernant 450 comtés de la Prusse (la pays natal de Weber) au 19ème siècle. Ce qu’il a trouvé, c’est que l’éducation était plus poussée dans les régions à dominance protestante, et qu’il y avait plus de personnes travaillant dans les services et la manufacture, plutôt que dans l’agriculture.
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L'Europe est de retour

François Rachline est conseiller spécial du président du Conseil économique, social et environnemental et professeur à Sciences po.

Il est des époques où les causes l'emportent sur les intérêts immédiats. Ce fut le cas lors des guerres mondiales, mais aussi, pour le Vieux Continent, au sortir des années 1940. L'ardente obligation d'alors, c'était la paix. Tout devait y être subordonné. L'idée qui s'imposa fut que l'économie faciliterait le rapprochement rapide entre les peuples. Pour que l'Allemagne et la France deviennent des amis héréditaires, il fallait donc, avant tout, nouer des relations commerciales et industrielles durables. Leur dépendance mutuelle n'avait pas empêché le conflit de 1914-1918, mais on tablait sur une accélération de l'interdépendance au quotidien pour accoutumer les esprits à la solidarité. On emprunta la route du marché, commun à six, puis à neuf et à douze pays.
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Alain Juppé en faveur d’une « fédération européenne »

Jean Quatremer, journaliste français, correspondant du journal Libération auprès de l'Union européenne, auteur du blog "Coulisses de Bruxelles, UE".

L’information n’a pas eu le traitement qu’elle méritait, les médias ayant préféré s'arrêter à l'écume des choses (la petite phrase sur 2012), plutôt que de s'intéresser au fond. Pourant, l'affaire est d'importance et engage l'avenir du pays. Le numéro 2 du gouvernement et chef de la diplomatie française, Alain Juppé, s’est prononcé, hier, sur France 2 (« Des paroles et des actes »), en faveur d’une « véritable fédération européenne ». C’est la première fois, à ma connaissance, qu’un membre du gouvernement français se rallie publiquement à l’idée fédérale,
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Une majorité de Français en faveur du verdissement de la PAC

Selon un sondage sur la politique agricole commune, les Français soutiennent largement la limitation des aides, la conditionnalité et l'agriculture de proximité.

Pour 47% des Européens, plafonner les versements des aides aux agriculteurs est normal. En France, ce chiffre atteint 53%. Conditionner C’est la première tendance qui ressort d’une étude effectuée dans l’ensemble des Etats de l'UE. Elle a été réalisée en mai dernier, auprès de 26713 personnes, dont 1022 de nationalité française. Dans le même temps, les Français sont en majorité favorables (57%) à l'idée de conditionner cet argent au respect de normes environnementales. Un taux plus important en moyenne que celui constaté chez nos voisins européens qui approuvent en moyenne cette orientation à 44%.
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